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Y a du monde au ballon !

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    Après 3 ans de mauvais résultats, changements de rédacteurs et refonte de sa charte graphique, Tfoot a décidé de réagir pour quitter le ventre mou de la blogosphère.

    Un nouveau projet sur le long terme, destiné à (re)trouver le plus haut niveau au plus vite. Analyses offensives, référencement malin et stabilité graphique, l’ambition est de retour du côté de Tfoot.

    La lourde tâche de ramener le blog vers les sommets a été confiée à Félix, rédacteur du cru, dont le charisme digne de Jeremy Clément et l’expertise tactique rappelant un certain Raymond Domenech, ne manquera pas de passionner les foules.

Posts Tagged ‘Brandao’

10 matchs à l’origine du titre de l’OM

Posted by Félix sur 7 mai 2010

Plus que la construction d’une équipe par Deschamps cette saison, c’est tout le travail d’un club depuis 5 ans qui est à applaudir. Une aventure commencée avec le duo Anigo/Diouf, au centre des succès marseillais, qui ne ce sera que rarement planté.

OM 5-1 La Corogne : Naissance d’un club

Avant cet exploit incroyable face aux espagnols, l’OM vivait l’une de ses périodes les plus difficiles de la décennie. Une équipe largement remaniée, d’une grande faiblesse générale (en dehors de certains joueurs), et d’un immense manque d’expérience. Bref, y avait pas trop de quoi sourire pour les supporters, d’autant que le club n’avait plus gagné en championnat depuis 6 mois, sympa.

Attention, ne croyez pas que ce match est un exemple de football champagne, loin de là ! Expulsions, coups bas, but foireux, détermination, tels sont les ingrédients de cette victoire. A noter que ce match fut dirigé par l’arbitre du futur inoubliable Portugal-Pays Bas de 2006, une autre boucherie footballistique.

OM 1-0 PSG (Cana) : Premier pallier psychologique dépassé

Cette série de matchs sans victoire face au PSG aura fait très mal, et devenait plus d’origine psychologique que footballistique. Comme un symbole, c’est Cana, l’ex parisien fraichement transféré, futur capitaine marseillais, qui brisera la malédiction sur un corner du minot Nasri.

Un match marqué la grande performance d’un Ribéry exceptionnel dans l’élimination, et catastrophique face au but. On oubliera pas non plus l’avant match et l’ammoniac dans le vestiaire des parisiens, ainsi que Clara Morgane qui trainait son cul  dans les couloirs : dans la pure tradition des classico.

OM 1-2 PSG : Rendez-vous manqué

Si la malédiction des classico était brisée, celle des titres n’était pas pour ce soir là. Archi favoris face à des parisiens limités, l’OM manque totalement son rendez-vous, à commencer par Ribéry qui n’a pas vu le jour.

En face, Paris montre plus de sérénité, et profite de la présence de Doudou Cissé, porte bonheur des finales, qui viendra plus tard à Marseille. Qui a dit que c’était dans les défaites que l’on construisait les victoires?

OM 2-1 Lyon : L’OM est décomplexé face à Lyon

Humiliés 4-1 au Vélodrome en championnat, par des lyonnais qui marchaient alors sur l’eau, l’OM est alors bien loin d’avoir des ambitions de titre de champion.

Cela ne les empêchera pas de livrer un match qui reste encore aujourd’hui gravé dans la mémoire des supporters marseillais, avec un dénouement « à la lyonnaise » dans les dernières minutes, par Pagis et Niang. C’est officiel, l’OM n’a plus peur de Lyon.

Liverpool 0-1 OM : L’exploit qui donne confiance

Recrutement spectaculaire, ambitions de titre, l’OM 2007-2008 doit tout écraser sur son passage mais se vautre en début de saison. Emon remercié, Eric Gerets a trois jours pour préparer une équipe en crise de confiance, qui doit affronter le Liverpool des Gerrard et Torres…ouais, ça pue la branlée.

Sauf que l’OM réalise tout simplement le match parfait. Solidité défensive, solidarité mais aussi qualité offensive avec globalement plus d’occasions que les Reds, on a du mal à croire que ces joueurs là ce sont pris une déculottée à Auxerre 3 jours avant. Valbuena, l’homme des grands rendez-vous, recruté par Anigo à Libourne, réalise un match aussi incroyable qu’improbable, ponctué par magnifique but.

Une victoire qui donne confiance à certains joueurs qui tardaient à confirmer (Cheyrou, Zenden), mais surtout lance l’équipe de Gerets vers deux très belles années.

PSG 1-3 OM : Naissance d’une grande équipe, début du sprint final

Avant le match, on ne sait pas trop quoi penser de la saison de Marseille, c’est pas mal (même si tous les médias parlent de crise), mais de là à imaginer les olympiens aller vers le titre, bof.

Paris de son côté, peut prendre la première place en gagnant, et est donc évidemment victime de la malédiction de l’équipe qui peut dépasser Lyon.

Il n’empêche, l’OM réalise un très gros match ce soir là, et prend conscience de la possibilité d’aller au bout. Zenden fait des misères sur son côté gauche, tout comme Brandao, point de fixation aussi indispensable que critiqué bêtement.

OM 1-3 Lyon : Désillusion, leçon dans la gestion de l’évènement

A trois journées de la fin, l’OM doit gagner pour revenir à égalité avec Bordeaux, et reprendre sa première place à la différence de but. Malheureusement pour les supporters qui n’attendent que ça, les marseillais loupent totalement leur rendez-vous face à un Lyon en mode bête blessée, qui excelle dans cette configuration « on attend, on contre ». Benzema fait un mal fou, et Juninho signe son dernier coup franc en L1, sale soirée.

Toulouse 1-2 OM : Un sauveur nommé Brandao

Indiscutablement le match qui a lancé le retour de l’OM. Distancée en championnat, l’équipe de Deschamps ne parle plus (à défaut d’y penser) de titre, et se rend à Toulouse avec une pression monstre.

Les marseillais ne montrent pas grand chose pendant une grande partie du match, au point de concéder l’ouverture du score de Gignac. A 15mn de la fin, Ben Arfa rentre, fait n’importe quoi sur chacun de ses ballons, jusqu’à cette action sur la droite à deux minutes de la fin : débordement, feinte feinte feinte (Hatem quoi) puis centre pour le coup de casque de Brandao, véritable sauveur des marseillais, puisque il inscrira le but de la qualification dans les prolongations. Un match charnière.

OM 2-1 Lyon : A la hauteur de l’événement,  le sprint final est lancé

Presque un an après la désillusion face aux mêmes lyonnais l’an passé, l’OM ne loupe pas son rendez-vous. Les jambes lourdes après la défaite face au Benfica, les marseillais loupe leur début de match, sans conséquence car Lyon n’appuie pas assez.

Les poteaux avec eux (la fameuse réussite), ils prennent petit à petit la mesure de lyonnais, avant de finir en boulet de canon par un Taiwo qui sort de sa toute petite forme pour offrir une victoire indispensable.

OM 3-1 Bordeaux : Pallier psychologique dépassé, enfin un titre

Le second pallier psychologique. Plus qu’un titre que le club attendait tellement (avec la fête qui a suivi), c’est une libération et une sérénité folle pour la fin de saison qui est à retenir. Fini l’histoire des 17 ans sans titre, fini l’idée de la malédiction, l’OM prend un avantage psychologique sur des bordelais qui commencent leur dégringolade.

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L’OM, le pourquoi d’un (éventuel) titre

Posted by Félix sur 4 mai 2010

Une victoire arrachée à Sochaux et Boulogne, un miracle face à Saint-Etienne lorsque Rivière –hors jeu- pousse le ballon au fond, tout cela se joue vraiment à rien, et à peu de choses prêt, l’OM pourrait parfaitement se retrouver avec 4 ou 5 points de moins ce mardi soir, avec un Auxerre qui lui colle sérieusement au cul.

A quoi tout ça se joue alors ? Des gros malins (suivez mon regard) n’invoqueront que la réussite pour expliquer cela, sauf qu’en sport, même la réussite s’explique.

Tout d’abord, il faut souligner l’extrême solidité défensive des olympiens. Sur ces 7 derniers matchs, Marseille n’a encaissé que deux buts. Ce qui était impensable la saison dernière sous Gerets, est devenu habituel avec Deschamps, en grande partie grâce à l’excellente charnière Mbia-Diawara. Solides dans les duels, sérieux dans la couverture, ils composent la meilleure charnière de l’OM depuis 18 ans.

Dans les buts, Mandanda, auteur d’une saison moyenne jusqu’ici, commence à s’acclimater au rôle de gardien d’une « grosse » équipe, qui doit faire la différence sur 2-3 actions maximums, et non plus sur une dizaine comme à ses débuts.

Mais la réussite n’est pas que défensive, et un homme symbolise la transformation marseillaise de cette seconde partie de saison, Lucho évidemment. Physiquement en difficulté, amputé de préparation d’avant saison, certains « experts » ont enterrés bien vite l’argentin fin 2009. Comme un grand joueur qu’il est, Lucho ne s’est pas laissé abattre par les critiques, et a monté en régime au fil des matchs.

Si son influence dans le jeu peut encore être améliorée, ce que l’on verra probablement l’an prochain, sa capacité à être décisif aura été prépondérante. Lors de toutes ces années sans titre, l’OM n’a jamais eu de grand tireur de coup de pied arrêté, il l’a désormais. En finale de Coupe de la Ligue face à Bordeaux, comme en championnat contre Lens ou Sochaux, Lucho a permis de débloquer des situations sur phases arrêtées, et mine de rien, on voit que ça soulage. Est-ce que l’OM serait aussi bien placé sans les coups de pieds arrêtés ? Pas sûr, merci Lucho donc.

Enfin, un homme a su apporter la stabilité mentale à un club qui avait tendance à partir en cacahuète. On ne dirait pas comme ça, mais l’influence mentale d’un Deschamps est primordiale dans la quête du titre. Je me souviens encore de l’OM de ces dernières saisons, qui s’enflammait après deux victoires (ou deux buts), et bafouillait son football. Au risque d’être rabat joie, Deschamps garde la pression sur un groupe qui en a largement besoin, sachant l’environnement autour. D’ailleurs, beaucoup d’équipes se seraient probablement relâchées lors de ces dernières journées (comme Bordeaux depuis 3 mois) dans pareille situation.

Plus solide défensivement et habile sur coup de pied arrêté, moins friable mentalement, cet OM ressemble à s’y méprendre à son entraineur, preuve que la Dèche a su pointer les manques de son équipe mais aussi les corriger. Certains pesteront sur le fait que cette équipe est moins flamboyante que la saison passée, certes, mais dans le sport, on se souvient toujours de celui qui gagne, pas de celui que joue le mieux.

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L’OM à la bordelaise

Posted by Félix sur 5 avril 2010

Titre assez provoc’ certes, mais la performance de l’OM hier face à Lens n’est pas sans rappeler le Bordeaux de 2010 (celui qui gagnait encore ses matchs).


Les jambes lourdes, la tête à la fête, l’OM n’a pas été bon hier, et a probablement livré l’une de ses plus faibles prestations en 2010, au niveau du jeu.

Sans Niang, trop juste (et qui a bien besoin de souffler), sans Cheyrou, remarquablement remplacé par Kaboré, les marseillais ont fait le métier : un but sur coup de pied arrêté, et une solidité défensive notable.

Mais il faut peut-être voir plus loin que cette prestation moyenne. Jamais cette saison, l’OM n’avait remporté de match en créant si peu de jeu, encaissant souvent un but sur une erreur défensive. A défaut d’être génial hier, l’OM a su être costaud, pour assurer l’essentiel, d’ailleurs, Lens ne s’est pas créé une occaz ‘ du match.

Cela donnera peut-être une leçon à Jean-Guy Wallemme, venu avec un mur, et qui n’espérait pas grand chose de plus qu’un 0-0. Avec un peu plus d’ambition dans le jeu, son équipe aurait sans doute posé plus de soucis à un OM en manque de rythme.

Le Top

Si l’OM a tenu son résultat hier, ce n’est pas grâce à un de ses défenseurs, mais plutôt par son guerrier brésilien, l’indispensable Brandao. L’homme qui « n’a pas touchéooo » s’est démené sur le front de l’attaque olympienne. Souvent esseulé, il n’a cessé d’harceler la défense lensoise dans son pressing comme dans son incroyable impact physique. Sur les 10 dernières minutes, il a fait respirer sa défense en tenant le ballon devant. Une prestation courageuse couronnée d’un but, pour un pion décidément essentiel du système Deschamps.

Le Flop

De retour en grâce depuis janvier, Ben Arfa n’y était clairement pas hier, ratant quasiment tout ce qu’il a tenté, même le plus simple par manque d’application. En difficulté physiquement, il n’a jamais été capable de faire des différences, manquant clairement d’explosivité, ce qui était néanmoins le cas de presque toute l’équipe olympienne.

Le point sur le classement

Dans un classement toujours aussi difficile à lire, Marseille réalise la très bonne opération de cette journée. A 12 points de Bordeaux en janvier, l’OM a désormais rattrapé son rival pour qui rien ne va plus, avec une 3ème défaite consécutive et confirmation de sa médiocrité défensive.

Chez les petits, on sent que Montpellier et Auxerre commencent à lâcher un petit peu, tout comme Lille, pour qui on s’enflamme à chaque victoire fracassante, mais qui ne gagne jamais à l’extérieur, la faute à une fébrilité défensive évidente, symbolisée par Rami, l’un des défenseurs les plus surfaits de ce championnat.

Finalement, c’est celui que l’on attendait le moins qui a aussi assuré ce week-end. L’autre olympique, en allant s’imposer avec une équipe B à Rennes (pourtant en feu), et avec une maitrise impressionnante, confirme sa belle forme de 2010, et pourrait jouer les arbitres de cette fin de championnat.

Félix

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L’OM à la relance

Posted by Félix sur 16 mars 2009

La victoire des olympiens jumelée à la défaite de Lyon relance un championnat qui n’a pas fini de nous étonner.

Ces dernières heures ont été l’occasion d’assister à des retournements de vestes spectaculaires. Lynché depuis de semaine, le brésilien Brandao est le symbole d’une équipe de l’OM qui monte en puissance, jusqu’où ?

La victoire d’hier face au Paris Saint Germain ne souffre en effet d’aucune contestation, et je dois bien dire que je n’attendais pas les marseillais aussi bien face à un PSG en pleine bourre. En mettant Ben Arfa et Niang sur le banc, Gerets a mis ses couilles sur le paperboard en jetant son dévolu sur Boudi…Boudejwe…Bolo Zenden, pari gagné.

Le Batave a montré dans ce match toute sa supériorité technique et tactique, impeccable dans son replacement défensif, physiquement de nouveau au top comme sur cette course qui offre le coup franc du second but. Un juste récompense pour un joueur d’un professionnalisme rare, beaucoup à sa place ne montreraient pas tant d’enthousiasme et d’envie malgré son temps de jeu limité.

Côté parisien, ce fut moins brillant. Les hommes de Paul Le Guen ont abusé de longs ballons vers Hoarau (comme depuis quelques matchs), ce à quoi l’OM et Civelli s’attendaient. Seul Giuly aura considérablement gêné l’arrière garde olympienne, sa vitesse et ses appels dans le dos furent bien difficile à maitriser en première mi-temps, moins en seconde où le lutin fut repositionné sur la droite.

Une victoire qui empêche le PSG de filer, donnant une concentration incroyable dans le haut du tableau. Avec les sept premières équipes en six points, tout semble possible et tout le monde se met à rêver, peut être à tord, les prochaines semaines donneront les premières tendances.

En bonus le formidable numéro de cirque des clown Bolo et Brandao, un régal qui vaut plus que n’importe quel but !

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