Jamais le Barca de Guardiola n’avait été autant balloté (li) en 2 ans. Jamais il n’avait perdu un match avec deux buts d’écart, mais voilà, ce soir le Special One est passé par là. 
Le Barca, c’est un peu comme Federer, au delà de ses exceptionnelles qualités, on a l’impression que l’adversaire a tellement peur qu’il a déjà perdu le match avant qu’il n’ait commencé.
Mais l’Inter de ce soir, c’est Nadal ! On n’a nullement senti les Nerazzurri impressionnés par l’ogre barcelonais. Dès le début du match, l’Inter est allé presser le Barca dans sa moitié de terrain, harcelant les latéraux, ainsi que Bousquets et Keita, les éléments « faibles » du Barca. On a vu Xavi revenir chercher le ballon dans son camp, loin des zones décisives, dans l’incapacité de donner un bon ballon à un Messi étouffé par l’excellent Cambiaso, ou à un Zlatan inutile et grotesque, mais ça ce n’est pas un exploit de l’Inter. Devant, dès la récupération du ballon, c’est prise de risque maximale, l’Inter joue tous les coups à fond, mais croque à mort, notamment Milito.
Mais tout ça n’empêchera pas les hommes de Mourinho de concéder l’ouverture du score. Pour pas mal d’équipes, jouer aussi bien et prendre un but, ça peut être fatal pour le moral, et se transformer en boucherie, surtout contre le Barca.
Mais l’Inter, sûr de son jeu, sûr de son coup a su continuer à étouffer ce Barca, jusqu’à le faire exploser totalement en seconde mi-temps. Le quatuor offensif Sneijder-Pandev-Eto’o et surtout Milito a baladé la défense Blaugrana, notamment avec l’appui des montées d’un Maicon exceptionnel.
Derrière, on a senti l’Inter en grosse difficulté physique, qui a terminé au courage dans ses 20 derniers mètres, parfois à la limite, mais avec une solidarité impressionnante, avec un pied, une cuisse, une tête voire une couille gauche pour contrer tout ballon qui s’approchait.
Et pourtant, malgré une partie quasi parfaite, on sent que l’Inter n’est pas encore qualifié. Ce Barca, même s’il a souffert, est loin d’être mort, et retrouvera ses vertus au retour, à savoir le jeu, puisqu’il n’en aura pas le choix. Un match aux allures de finale avant l’heure qui promet énormément.
Le sosie du match
Bon ok, elle est évidente et un peu connue, mais faut avouer que Seydou Keita est le sosie de Thomas Ngijol, d’ailleurs, il a été aussi drôle sur pas mal de ses actions.

Demain soir, Lyon a rendez-vous avec son histoire (expression de con, je sais), mais devra se méfier des Ro-berry, et tenter absolument de marquer un but.
Félix