
Comme Bordeaux face à Lyon en quart, l’OL a loupé son rendez-vous hier soir, les joueurs comme Puel n’ont pas su se montrer au niveau.
Déjà, la compo est typique de Puel. Delgado en 9½, on se dit tient pas mal, sauf que c’est un pas un avant pour deux en arrière, avec un duo Gonalons-Makoun qui s’est distingué par son inutilité. Pas assez rapides pour relancer mais surtout pas assez à l’aise techniquement, ils ont été bouffé par un duo Van Bommel-Schweinsteiger (l’égorgeur de porc en français) de très haut niveau.
Un Kallstrom aurait pu apporter cette touche technique, tout en abatant un certain travail défensif. Mais comme en France on est plus malins que tout le monde, on joue avec deux récupérateurs purs devant la défense, ce que plus personne ne fait.
Les lyonnais ont donc eu un déchet technique rare à ce niveau, gênés par le pressing et l’assurance de munichois bien plus à l’aise qu’à l’aller (merci Van Bommel), ils n’ont pas vu le jour du match, au contraire de munichois qui auraient pu en marquer deux de plus.
Puis bon, quand on a Puel face à Van Gaal sur le banc, on part avec un sacré handicap. C’est quoi ce changement con à la mi-temps ? En gros, on se prive d’un latéral capable de stopper Robben, pour mettre Bastos latéral gauche (qui ne sait pas défendre) et envoyer Tonton David (Gomis) en pointe, c’est une blague.
L’ancien attaquant des verts n’a vraiment rien pour lui. En général, quand les joueurs ne sont pas particulièrement techniques, on attend d’eux un abatage physique, une certaine vitesse et une capacité à gagner les duels aériens. Sauf que Gomis ne fait rien de tout ça ! La panthère noire se traine sur le terrain espérant un bon ballon qui n’arrivera pas. Au passage, je trouve la transformation physique de Gomis inquiétante depuis deux ans. C’est pas sympa à dire, mais il a quelques kilos à perdre, s’il veut éviter qu’on l’appelle Mafé Gomis (bouffez un mafé un jour, vous comprendrez le jeu de mot).
Les gars
On a beau se moquer de la défense du Bayern, individuellement c’est peut-être limité, mais par l’occupation du terrain de toute l’équipe, elle est bien plus efficace que celle d’un Lyon qui n’attaque jamais. Comme je le disais, Van Bommel-Schweinsteiger (que Larqué appelle affectueusement Schweini, histoire de pas écorcher son nom) c’est du très haut niveau : costauds, toujours bien placés mais surtout d’un calme impeccable dans la relance, contrairement au duo lyonnais.
Devant, sans être génial, Altintop fait le boulot, notamment physiquement où il a clairement pris le dessus sur les latéraux lyonnais. Olic non plus n’est pas incroyable, mais il a su concrétiser ses occaz’, contrairement à Bastos, Delgado et Tonton David qui étaient comme des enfants devant le but. Robben lui, n’a pas eu à être bon pour inquiéter Lyon, quelques frappes vicieuse, sans plus.
A Lyon, difficile de trouver du positif. Cris a fait ce qu’il a pu à côté de Paris BoumBoumsong, avant de se faire expulser comme un idiot. Les latéraux n’ont rien apporté offensivement (encore aurait-il fallu qu’ils montent), même Bastos en deuxième mi-temps n’a rien fait. Devant, on a senti le trio offensif volontaire mais esseulé. Govou et Bastos en première mi-temps ont su créer des différences, avant d’être repris par la supériorité numérique bavaroise.
Enfin, une pensée pour un pauvre Lisandro plus seul tu meurs. Certes il devrait moins aller au pressing, car tout seul ça sert à rien, mais on aimerait qu’un joueur de ce calibre ait une équipe qui joue avec lui, et pas 30m derrière lui ! Si Lyon ne se qualifie pas en Ligue des Champions l’année prochaine, on pourrait comprendre qu’il en ait marre.
A la lecture de tout ça, individuellement comme collectivement, Lyon était très loin du Bayern. Pourtant, je reste persuadé que l’exploit était à leur portée, mais le Bayern a réellement fait la différence mentalement comme tactiquement.
C’en est donc fini des espoirs lyonnais, dont le joli parcours est entaché par ces deux dernières « performances ». Malgré la victoire face à Madrid, on retiendra un réel problème Puel, dans le jeu comme dans les résultats. Deux ans sans titre, ça commence à faire tâche pour un club septuple champion de France.





