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Archive for the ‘Euro’ Category

La victoire du foot

Grande victoire hier que celle de l’Espagne, qui a logiquement remporté l’euro 2008 face à l’Allemagne. Une victoire qui ne souffre d’aucune contestation sur ces trois semaines de compétition.

On ne peut pas dire que l’on a eu une finale des plus passionnantes en terme de dramaturgie, après quelques minutes de jeu il semblait inévitable que les hommes d’Aragones l’emportent sur ceux de Low, tant leur supériorité technique à tous les postes était flagrante. Une supériorité que l’on a pu ressentir tout au long de la compétition, à fortiori depuis que la selecion est passée à un milieu à cinq absolument terrifiant Senna-Xavi-Fabregas-Iniesta-Silva, bonne chance pour récupérer le ballon.

D’autant plus que ce ne sont pas les allemands qui allaient faire tomber cette désormais machine de guerre dont j’attends beaucoup pour la prochaine coupe du monde. Très faible voire inexistante à la récupération, la Mannschaft l’a été encore plus en défense, donnant une impression de toujours récupérer le ballon à l’arrachée, la limite, et de risquer la correction à tout moment. Que ce soit Philipp Lahm qui a confirmé qu’il était aussi bon attaquant que mauvais défenseur, Jens Lehmann capable du pire comme du pire, mais surtout la charnière centrale Mertesacker-Metzelder d’une faiblesse rare, la défense allemande a montré de bien belles limites, qui prouvent une nouvelle fois qu’avec un tirage non truqué, on aurait très certainement eu droit à une autre finale.

Mais cela n’enlève rien au mérite de l’Espagne. Les partenaires de Torres ont réellement survolé la compétition et n’auront été décevant que contre une Italie piégeuse. Au-delà de la victoire, c’est une réelle cote d’amour qu’a emporté cette équipe au jeu délicieux, que tout le monde aimerait avoir dans son pays (n’est ce pas Raymond ?). Passes courtes, dribbles dans de petits espaces, 1-2 dans la surface, on a eu droit à tout lors de cette finale, mis à part peut être une avalanche de buts, les espagnols ayant –encore- tendance à chercher l’esthétique plutôt que l’efficace, un défaut qu’ils devraient corriger d’ici 2010, c’est dire.

A l’issu de cette finale, je ne vais pas tomber dans un bilan illisible et peu utile, on a bien vu que cet Euro était assez plaisant, que ce soit par son esprit offensif ou ses retournements de situation à répétition. Comme je le disais en début de compétition, on voit trop souvent les équipes au plus beau jeu passer à la trappe, une tendance qui s’est inversé sur cet euro qui a récompensé le beau jeu plutôt que les athlètes (cf Malouda), une juste récompense qui fera j’espère prendre conscience au prochain sélectionneur (je continue à espérer que Domenech ne va pas rester) du besoin de faire jouer les bleus au football, enfin.

A bientôt avec la Ligue 1 et les transferts, et le moins que l’on puisse dire c’est que l’on ne manque pas de polémique !

(et puisque c’est bien de se passer de la pommade : “Bref, de ce côté-là je vois France, Italie, Espagne avec pourquoi pas une petite pièce sur la seleccion, c’est un risque mais cette équipe me plait bien, sur le papier du moins.”, bon j’avais été moins visionnaire sur nos bleus, l’amour rend aveugle…)

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FabreGasprom

Alors que l’on attendait une grande équipe de Russie, l’Espagne a réalisé hier soir une véritable démonstration qui la place en position de favoris pour la finale.

Assez décevant ce match. Comme beaucoup de monde, je m’attendais à une belle partie pleine de suspense entre deux équipes joueuses, talentueuses. Que néni ! Les espagnols ont surclassé complètement cette équipe Russe, en étant non seulement maitre incontesté de la possession de balle, mais aussi en muselant totalement un Arshavin méconnaissable.

Fait de match important, la blessure de David Villa alias Jean Pascal, l’agitateur et provocateur de l’attaque ibérique, aurait pu sérieusement handicapé la Selecion. Aurait pu seulement, car Aragones possède entre ses mains une sélection assez impressionnante et une profondeur de banc assez folle (Xabi Alonso et Fabregas pas titulaires, ça donne une idée). Et c’est cette profondeur de banc qui est à mettre en valeur, contrairement à Domenech qui décide de sélectionner ses amis pour regarder le match à coté de lui, Aragones qui possède pourtant tous les défauts de la terre, a su mettre en place une sélection ou plutôt une équipe complète et qui fait figure aujourd’hui de machine de guerre. Alors certes je suis un peu méchant avec l’équipe de France, car comme je l’avais dit avant la compétition, l’Espagne possédait de réelles chances grâce à une génération exceptionnelle, mais on ferait bien de s’inspirer de ce genre de sélections qui prennent quasiment systématiquement ses meilleurs joueurs…

Grâce à cette profondeur de banc, on a pu enfin voir un peu plus à l’œuvre le maitre à jouer des gunners, Cesc Fabregas, dans une configuration à 5 milieu de terrains qui a d’autant plus étouffé une équipe russe bien pâlotte et à mille lieu de sa performance contre les Pays Bas, de quoi jeter quelques suspicions de plus sur la préparation physique des équipes de Guus Hiddink…

Cette capacité à empêcher son adversaire d’avoir le ballon a fait un grand mal, et c’est donc en toute logique que l’Espagne a fini par s’imposer tranquillement grâce d’abord à un Xavi retrouvé, puis un Guiza plus aiguisé que lors des derniers matchs, et enfin l’excellent Silva sur un énième caviar de Fabregas, qui crucifie Akinfeev sur un enchainement contrôle du droit frappe du gauche de toute beauté.

Difficile néanmoins de désigner un favoris, car on sait bien que dans cette euro cela ne veut pas dire grand-chose, portugais néerlandais et russes ayant occupé cette position avant d’être éliminé. Pour me mouiller un peu je dirais quand même que l’Espagne me semble plutôt au dessus, l’Allemagne ne cessant de montrer des limites notamment défensives, que la sélection ibérique elle ne connait pas (un seul but encaissé par Casillas, c’est dire).

A dimanche soir donc pour le verdict de cet Euro !

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Tel est pris qui croyait prendre

A l’issu d’une prestation poussive, les allemands grâce à un réalisme admirable se qualifient pour la finale de cet Euro, ce qui est loin d’être une surprise.

Comme souvent depuis le début de l’Euro, on a eu droit à du spectacle, à du suspense, comme souvent avec la Turquie on a eu droit à des retournements de situation dans les dernières minutes, mais comme souvent, malheureusement pour les hommes de Fatih Terim, comme souvent ce sont les allemands qui gagnent à la fin.

Privée de ses meilleurs joueurs, la Turquie n’a pas à rougir de sa prestation, les coiffeurs ont en effet montré toutes leurs qualités et leur courage face à une Mannschaft avec laquelle on ne sait décidément jamais à quoi s’attendre. Bien positionnés derrière, les turcs ont pendant la plus grande partie du match fait déjouer les allemands, posant un nombre incalculable de problèmes à une défense toujours aussi faible, et à gardien plus proche du ridicule tu meurs.

Mais qu’à cela ne tienne, même en jouant assez mal, même avec un Ballack fantomatique, l’Allemagne reste l’Allemagne, et donc une grande nation du foot, qui a montré tout son réalisme et son expérience. Nombreux sont ceux qui auraient pu penser que l’ouverture du score Turc avait enfoncé les hommes de joakim Low, et ce fut plutôt le cas pendant quelques minutes en effet. Seulement voilà, le foot à ce niveau là ce joue certes sur des petits détails et la fraicheur physique, mais surtout sur l’expérience. Savoir marquer quand on joue mal, cela n’est pas donné à tout le monde, c’est pourtant ce que l’on a vu, sur cette superbe percée de l’impressionnant Podolski et cette subtile déviation tout en touché pour le peu inattendue de Bastian Schweinsteiger, alias Patator ou encore l’écorcheur de porc (traduction véridique).

Encore dominatrice sur l’ensemble de la seconde période, la Turquie a pourtant quelque peu lâché derrière, la fatigue certainement après tant d’efforts physiques et mentaux. Ainsi, Rustu se plante joliment sur le but de Klose, avant que l’homme des dernières minutes, Semmi n’égalise grâce notamment au bon travail de Sabri, mais aussi beaucoup au génial Jens Lehmann, qui ne rate vraiment jamais une occasion pour nous faire rire. Ce but aurait pu booster les turcs, mais au contraire l’Allemagne a montré toute se force mental à ce moment, en continuant à attaquer et presser, faisant reculer la Turquie encore et encore, avant que le petit Philippe Lahm, aussi bon qu’il est mauvais derrière, n’achève une bonne fois pour toute la belle histoire turc, clin d’œil du destin, dans les dernières minutes.

Malgré toute cette force que dégage la Mannschaft, je reste un peu perplexe quand à ses chances en finale, la Russie que l’on verra ce soir me semble pour l’instant bien au dessus, tout comme l’Espagne. Mais comme je l’ai déjà dit, ce n’est pas toujours l’équipe qui joue le mieux qui gagne les grandes compétitions, à ce titre, l’Allemagne d’hier a donc réellement ses chances !

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Italia, Italia, c’est détestable !

Quel ennui ! Je dois dire que je ne sait trop pourquoi je parle de ce match qui restera plus des les anus que dans les annales, mais que voulez vous j’aime trop alimenter mon blog voilà tout.

Peu brillants dans le jeu et surtout privés de Pirlo, les azzurri avaient décider de faire simple, un bon vieux catenaccio des familles, et quelques contres par ci par là, bref rien de magique mais pourquoi renier une tactique qui a autant fait ses preuves ? Si derrière les ritals tenaient bien, ce fut bien plus faible devant. Toni, d’une rare maladresse depuis ce début d’euro, était égal à ses dernières prestations, fantomatique et bouffeur de feuille, et ce n’est pas Cassano, pourtant parfois capable de gestes d’exception qui allait changer la donne.

Du côté de l’Espagne, c’est dans le dernier geste que le bât blessait. Malgré une capacité toujours aussi grande à conserver le ballon et faire courir l’adversaire, la Selecion a bien eu du mal à se procurer des occasions dangereuses voire même à entrer dans la surface, en témoigne ses principales occasions sur des frappes lointaines du très bon Silva. En effet, Torres et Villa, si bons lors du premier tour, ont été plus que décevant, et on se rend compte que cette équipe d’Espagne est assez dépendante de ces deux là, d’autant plus lorsque l’on voit la performance d’un Guiza surement pas assez aiguisé (je trouvais que le post manquait de blagues douteuses) pourtant auteur d’une très bonne saison en Liga.

La séance de pénalty semblait donc assez irrémédiable (ce qui me permettait de partir chercher à manger en début de seconde mi-temps sans trop me faire de soucis sur l’évolution du score), et le duel entre deux des meilleurs gardiens du monde pouvait enfin avoir lieu. A ce petit jeu, c’est Iker Casillas qui a montré toute sa classe, parfois pas toujours exceptionnels sur ses sorties aériennes, le madrilène a en revanche montré une fois de plus toutes ses qualités d’explosivité sur sa ligne, notamment sur le tir au but de De Rossi. C’est assez incroyable, mais j’ai l’impression que Casillas arrête un penalty par semaine au Real, une qualité sur cette phase de jeu si particulière plus que précieuse lors d’une phase finale, et qui pourtant ne l’empêche pas d’être un grand gardien, contrairement aux autres spécialistes des tirs au but comme Ricardo ou Landreau.

On se retrouve mercredi (ou plus tôt qui sait !), en espérant que les demi-finales seront un peu plus passionnantes que ce match, ce qui ne sera pas trop compliqué.

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ArshaWin

Impressionnants de maitrise technique et physique, les russes sont venus à bout d’une équipe des Pays-Bas asphyxiée, en grande partie grâce à un joueur absolument hors norme, Andrei Arshavin.

A l’issu de ce premier tour, l’ensemble des observateurs semblaient certains que les néerlandais de Van Basten étaient partis pour remporter haut la main la compétition, et représentait LE football moderne, celui dont tout le monde devait s’inspirer.
Il est vrai que ce point de vu, assez excessif comme d’habitude, était difficile à contredire. Deux valises contre le champion et vice champion du monde, une victoire aisée face aux roumains, tout semblait rose pour les hommes du grand Marco Van Basten, semblait seulement.

Car si les Pays Bas étaient impressionnants de puissance offensive, on ne pouvait pas en dire autant de leur défense, qui si elle n’avait pris qu’un but, avait quand même été bien mis à mal par Florent Malouda et Sidney Govou, c’est dire…
Les Boularouz, Gio, Oijer voire même Mathijsen sont bien loin d’être la sécurité social, où alors ils n’en seraient que le trou, qu’un Van der Sar aura longtemps comblé jusqu’à, jusqu’à…

Les russes eux, ont démarré cette compétition doucement, et même endormis. Privés d’Arshavin lors des deux premiers matchs, les hommes de Gus Hiddink n’avaient alors pas montré grand-chose, ou du moins abouti grand-chose. Le stratège du Zenith St Petersburg, qui avait fait si mal à l’OM cette année (et même il y a deux ans), est alors entré en piste, pour le plus grand bonheur des fans du ballon rond.
Contrôles impeccables, vision du jeu précieuse, timing parfait, capacité à éliminer, décisif, passeur, buteur, remiseur, et endurant très endurant, c’est tout ce qu’a été Andrei Arshavin ce soir.
Que ce soit sur le premier but, où il lance l’improbable Semak qui donne un caviar à excellent et élégant Palyuchenko, le second but où suite à un numéro extraordinaire sur le coté gauche il parvient à surprendre tout le monde d’un centre du mauvais pied que Torbinski pousse subtilement de l’extérieur du pied dans le but, ou enfin sur le 3ème où il place le ballon entre les jambes de Van der Sar.

Mais il serait injuste de n’axer cette victoire que sur le talent d’Arshavin. Ce soir, c’est l’équipe russe toute entière qui est à saluer, car tant dans le pressing, les efforts, et même le jeu, l’équipe de Gus Hiddink a montré qu’elle possède toutes les garanties pour aller au bout de cette compétition. L’équipe des Pays Bas, si fringante et impressionnante offensivement n’a pas su, pas pu exister face au dispositif tactique bien huilé des russes. Incapables de faire la différence collectivement, les néerlandais se sont alors remis aux exploits personnels de Sneijder (encore excellent), Van Persie ou Van der Vaart, dont les tricots furent bien insuffisants pour tromper Akinfeev. Finalement, seuls les coups de pieds arrêtés rentrants auront fait mouche, dont celui de Sneijder pour le fantôme de Van Nistelrooy.

Après trois quarts de finale, on constate que ce sont les seconds qui se sont pour l’instant qualifiés, une stat peut être à pondérer, mais qui tend malgré tout à démontrer que les équipes du premier tour ne sont pas forcément celles qui arrivent au bout, en atteste les éliminations portugaises et aujourd’hui néerlandaises. En état de grâce (à en devenir étrange et à se demander si Philippe Cocu n’avait pas été rappelé) au premier tour, les Oranges ont été en forme trop tôt, trop vite, et finalement presque trop confiant avant ce match.

On verra bien comment demain se comporteront les italiens, dans un match face à l’Espagne qui promet d’être plus qu’intéressant.

Catégories:Euro