Un collectif, ça n’a pas de prix

Il y a certaines choses qui ne s’achètent pas, pour le reste il y a Mastercard (Florentino Perez), mais ça fait pas du Real une équipe de foot.
Souvenez vous, Real-OM il y a un mois. La défaite chère payée 3-0 des olympiens ce soir là (et les médias criant à la crise comme on crit au loup) éclipsait une prestation plus que moyenne de madrilènes incapables de fournir du jeu à 11 contre 10, et menés aux points par les hommes de Deschamps pendant une heure.
MOI, parce que je vois tout avant tout le monde évidemment, je l’avais remarqué, aucun doute, le Barca pouvait déjà fêter son nouveau titre en Liga. Hier soir, en perdant face à Alcorcon, club de 3ème division, Madrid n’a fait que confirmer cet état de fait.
Et pourtant, ce n’est pas faute de nous l’avoir vendu ce Real. 94 millions par-ci, 75 par-là, des maillots vendus à la pelle, Cristiano Ronaldo qui se tape Hilton (Paris, pas Victorino), ce Real là allait tout gagner, et CR9 (désormais) devenir la plus grande star de la planète.
Si Ronaldo n’a pas mis longtemps à cartonner, avant d’être marabouté par Paris (Hilton, pas le PSG), Madrid lui, tarde à convaincre.
Passé la grande fête de la rentrée (vous savez, quand toutes les nouvelles recrues cartonnent pendant les premiers matchs), les carences défensives des meringues apparaissent au grand jour, dans la mesure ou l’attaque ne peut pas planter 4 buts par match (c’est humain), d’autant plus avec une telle misère collective.
Embouteillage dans l’axe, déséquilibre collectif, Raul qui freine l’intégration de Benzema, le coach Pellegrini, excellent à Villareal mais déjà sérieusement menacé, doit faire face au syndrome « Le plus grand Cabaret du Monde » dans son effectif, je m’explique.
Souvent, lorsqu’une équipe réalise un gros recrutement, l’égo de certains, l’envie de briller des autres, fait que sur le terrain chacun réalise son petit numéro de son côté, sans se soucier de l’équipe ou de son entraineur qui, à moins de s’appeler Patrick Sébastien, ne peut pas y faire grand chose (à moins d’avoir Shirley et Dino dans sans effectif !).
Bref, ce Real là a besoin de pas mal de chose pour se relever. D’abord de temps, car on ne créé pas un collectif du jour au lendemain (la première ère galactique n’intégrait qu’une star par an, pas 3 ou 4), mais aussi de la poigne d’un grand entraineur capable de rassembler un vestiaire qui se fout sur la gueule.
Pellegrini, tout excellent coach qu’il était à Villareal, ne semble pas capable de gérer des égos surdimensionnés, comme celui de Riquelme à l’époque, et aura beaucoup de difficultés à inverser la tendance. A Florentino de ressortir la Mastercard pour un Galactique du banc, reste à savoir qui saura gérer un tel effectif.
