Sans Intérêt…
Publié par Félix le 29 juillet 2010
Honnêtement, j’ai hésité à parler de ce match chiant à mourir (à part pour M6). Jouer un match fin juillet en Tunisie une année de Coupe du Monde, ça ne pouvait qu’être une idée de notre indispensable Thiriez, les brigades du tigre ont encore frappé.
Que retenir de ce match ? Rien ou presque. En pleine préparation, les deux équipes n’avaient pas les capacités physiques pour proposer un spectacle digne de ce nom, on a donc eu droit à un match amical, l’intensité en plus.
Pourtant, vu la compo de l’OM, je pensais le PSG capable de proposer quelque chose de sympa. Quasiment au complet, les parisiens n’ont été dangereux que par intermittence, sur des rushs solitaires de Néné ou des ballons dans le dos souvent très mal négociés, et pourtant, il y avait vraiment la place.
Si le onze du PSG a sans contestation de la gueule, j’ai encore et toujours du mal à comprendre ce que cherche à faire Kombouaré avec ce 4-4-2 plus classique tu meurs (qui joue encore comme ça ?), d’autant que ses joueurs n’ont pas forcément les qualités pour briller dans ce système. Bodmer trop bas, n’a donc pas été assez présent sur les phases offensives quant à Sessegnon en joueur d’axe qu’il est, les différences qu’il est sensé faire dans l’axe n’ont aucun intérêt sur un côté, mais bon, je crois savoir que le PSG cherche à le vendre, mieux vaut donc le laisser en vitrine…
Côté OM, ça n’était pas vraiment du grand football non plus. Mais avec les absences de Brandao, Niang, Mbia, et surtout la présence de Samassa et d’un décevant Ayew, les hommes de Deschamps ont des circonstances atténuantes.
Sans attaquant capable de marquer ou ne serait-ce que servir d’un point d’appui, la tâche s’annonçait compliquée pour des marseillais encore en rodage. Les premières minutes ont d’ailleurs confirmé cette idée avec une belle fébrilité défensive et un bloc qui n’avait de bloc que le nom.
Mais au fil du match, on a senti que si l’OM n’allait pas pouvoir marquer (à moins d’un coup de chance), il gérait plutôt tranquillement son rival, c’est dire l’écart qui existe aujourd’hui entre ces deux équipes : avec les trois joueurs cités précédemment, Marseille aurait probablement gagné sans trop de problèmes.
Et c’est peut-être le seul enseignement de ce match sans intérêt, dans des conditions ultra-favorables, le PSG n’a pas su faire trembler un OM plus que prenable, notamment en fin de match à la sortie de Diawara (même si l’étonnant Leyti N’diaye a bien tenu son poste). Le championnat n’est pas encore commencé, mais Antoine Kombouaré a encore bien du boulot…

