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Archive pour novembre 2009

Le grand renouveau du football français ?

4 novembre 2009 Félix Laisser un commentaire

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Authentiques exploits, performances de légende, les superlatifs pleuvent cette année sur les performances de nos clubs français en Ligue des Champions, à juste titre ?

Comme je le réclame (enfin, je suis pas non plus le seul) depuis des années, la France compte enfin des représentants réguliers en coupe d’Europe.

Bon pour Lyon c’est pas nouveau, on en est à la dixième participation et mine de rien, on sent vraiment le club rhodanien rodé (hohoho ! ) à ces phases de poules. C’est plus du côté des deux autres représentants que la donne a changée.

Bordeaux, qui en est à sa troisième participation en quatre ans s’est déjà –brillamment- qualifié au bout de quatre matchs, et Marseille, probablement dans l’une des poules les plus relevées de la compétition est loin de faire de la figuration, même si la qualification s’annonce ici compliquée, mais qu’importe, cela amène des points à l’indispensable coefficient UEFA français, qui en avait bien besoin.

Evidemment, on expliquera une fois de plus ces performances par la régularité. En se qualifiant chaque saison pour la compétition, on fait progresser son effectif et le club dans sa globalité, évitant de commettre encore et encore les mêmes erreurs de débutant, rédhibitoires au plus haut niveau, mais c’est d’une évidence telle que je ne vois pas l’intérêt de développer plus là-dessus.

Mais n’idéalisons pas non plus les performances de nos clubs pour le moment. Jusqu’ici, les prétendus gros clubs n’étaient peut-être pas si gros que cela. Avouons-le, le Liverpool qu’a joué Lyon était loin d’être flippant. Insua, Lucas, Ngog, c’est gentil mais faut pas déconner, surtout quand Gerrard et Torres (ou alors sur une jambe) sont pas là. La victoire à Anfield, bien que belle, souffrira donc toujours d’un « oui mais », vous savez, le même que celui qu’a utilisé Claude Puel* pour caractériser la victoire de l’OM face au Reds de Gerrard et Torres à l’époque écrasaient tout sur le passage, et n’étaient pas au bord de la crise (ça c’est dit).

Bordeaux quant à lui, auteur d’un nul face à une Juve sans Diego, ce qui reste plutôt pas mal, n’a pas joué un Bayern transcendant. Quand Ribéry n’est pas là, on sait bien que les bavarois sont loin d’être transcendant depuis deux ans, et valent à peine un podium d’une pauvre Bundesliga qui n’intéresse plus personne et dont les clubs ne font plus peur à grand monde, même en France.

Il y a donc deux leçons à retenir dans cette histoire. Oui, les clubs français ont indéniablement progressé malgré tout, notamment mentalement où ils n’abordent plus les matchs de la même façon. Mais ceux jadis appelés les ogres de la compétition sont aujourd’hui prenables. Le net recul des championnats italiens et allemands depuis quelques saisons, les difficultés financières des anglais et les début moyens du Barça font qu’aujourd’hui, la hiérarchie est remise en question. Il n’est d’ailleurs plus rare de voir Manchester et Barcelone faire des faux pas, ce qui relevait du miracle l’année dernière encore.

C’est donc l’année ou jamais pour voir un club français aller loin, à moins qu’Arsenal ne mette tout le monde d’accord ?

Félix

*Au sujet de la victoire marseillaise à Anfield, Puel affirmait que : Personne ne s’y attendait. Liverpool n’était pas très concentré et le match retour a remis les choses en perspective. La plaisanterie était finie.

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