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C’est pas le même sport

Y a pas à chier (c’est mon expression du moment), sont forts ces anglais. Une semaine après nous avoir offert le plus beau match de la saison contre Chelsea, Liverpool nous a offert hier soir le désormais actuel plus beau match de la saison face à Arsenal.

Comme d’hab avec les anglais, tout était réuni pour s’éclater. Un stade plein, des supporters fabuleux, des joueurs incroyables qui ne lâchent rien, la totale quoi.

Le Jeu

Souvent en France, quand une équipe menant à la marque prend deux buts rapidement comme cela était le cas d’Arsenal hier, on la sent plus qu’abattue, s’énervant, donnant des coups et se trompant de combat. Les Gunners eux, ont su se relever après les deux buts de Torres et Benayoun, à ma plus grande surprise.

A 2-1, j’ai cru le match plié par erreur, car Arsenal est reparti à l’assaut, avec succès, tout comme les Reds lorsqu’ils furent menés 4-3 dans les arrêts de jeu. C’est d’ailleurs à partir de ces deux nouveaux buts d’Arshavin que le match bascule dans la folie totale, pour aboutir à ce 4-4 incroyable. Un score à relativiser toutefois, tant les deux défenses ont offerts des buts, mais bon, en attaquant on a plus de chance de pousser la défense à la faute…

On se tait et on applaudit...

On se tait et on applaudit...

Les Gars

Le minot Samir Nasri, après quelques problèmes d’adaptation, est devenu un homme. Physiquement, l’ancien marseillais a franchi un pallier et n’hésite plus à aller au contact, au pressing, et même à revenir récupérer des ballons dans sa surface. Il est d’ailleurs à créditer d’une très bonne partie avec une passe magique qui a enrhumée l’ami Carragher sur le premier but d’Arshavin.
Le petit russe, parlons en. Pour les plus assidus du blog, vous vous souvenez que j’adore ce joueur qui avait déjà ébloui l’Euro 2008. Jamais avare d’effort, capable d’effectuer une course décisive de 100 mètres dans les dernières minutes, l’ancien du Zénit est de la race des grands. Son aisance technique, sa vitesse d’exécution et son sang froid devant le but sont tout simplement bluffant, et vu ses stats folles, Arsène a bien eu raison de sortir le chéquier cet hiver.

Côté Reds, en l’absence de Gerrard, d’autres individualités ont émergé, à défaut d’une véritable qualité collective. Sur son aile droite, Kuyt confirme qu’il est l’un des joueurs les plus sous côtés de la planète. Présent de la première à la dernière seconde, son activité est d’une importance folle, épuisant pour les défenseurs par son pressing. Puis offensivement c’est pas dégueu avec deux centres caviars que je vois jamais en Ligue 1, ce qui m’inquiète bien. Torres lui, fut égal à lui même, intenable, auteur d’un doublé. Mention spéciale à Benayoun, qui mine de rien réalise une grosse saison à Anfield, on en parle pas beaucoup mais il aurait sa place dans n’importe quelle grosse écurie chez nous.

A ce week-end pour la Ligue 1, c’est moins bien mais au moins on a du suspens…

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