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Archive pour avril 2009

L’actionnaire névrosé

29 avril 2009 Félix 1 commentaire

La conduite d’échec, appelée également névrose d’échec, est un comportement systématique de nature inconsciente de mise en faillite de ses propres désirs ce qui aboutit à des situations d’échec aussi bien dans la vie professionnelle que sociale.

Depuis plus de dix ans, Robert Louis Dreyfus ne rêve que d’une chose pour son O.M, un titre. Pas compliqué me direz vous quand l’on possède l’un des plus grands clubs français, plus ardu si l’on prend des décisions à l’opposée de ses désirs.

Je veux bien évidemment parler de la nouvelle qui a ébranlé toute la Cannebière, Gerets ne sera donc pas coach de Marseille l’an prochain, ce qui, à 5 journées de la fin alors que son équipe est leader, semble surréaliste, « only in Marseille » diraient certains.

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Désormais en retrait d’un club dirigé de main de maître par Pape Diouf, RLD montre une nouvelle fois toute son incompétence en matière de foot. Comment ne pas se rendre compte de l’importance qu’a Gerets dans le club olympien ? Le coach belge ne demande pourtant pas un salaire improbable, des pouvoirs trop grands, juste un coup de fil, une proposition, rien que ça.

Même ça, Dreyfus n’en a pas été capable. Raconter des idioties sur des joueurs inabordables en janvier ça oui, mais décrocher son téléphone pour demander pardon et tenter de conserver le meilleur coach qu’a vu l’OM depuis plus de 15 ans semble être d’un effort surhumain pour l’homme d’affaire.

Quel est le but de RLD ? Sa décision tient plus de la névrose d’échec que d’autre chose. Depuis son arrivée à Marseille, Gerets a construit quelque chose. Jamais de ma mémoire de footeux qui n’a pas connu l’époque Tapie je n’ai vu un OM si maitre de son sujet, mais cela semble ne pas suffire. Au moment où Marseille n’a jamais été aussi prêt d’un titre de champion, cette affaire fait tache dans la saison olympienne. Espérons pour le club et ses supporters que cela n’aura aucune incidence…

Catégories:Ligue 1

C’est pas le même sport

Y a pas à chier (c’est mon expression du moment), sont forts ces anglais. Une semaine après nous avoir offert le plus beau match de la saison contre Chelsea, Liverpool nous a offert hier soir le désormais actuel plus beau match de la saison face à Arsenal.

Comme d’hab avec les anglais, tout était réuni pour s’éclater. Un stade plein, des supporters fabuleux, des joueurs incroyables qui ne lâchent rien, la totale quoi.

Le Jeu

Souvent en France, quand une équipe menant à la marque prend deux buts rapidement comme cela était le cas d’Arsenal hier, on la sent plus qu’abattue, s’énervant, donnant des coups et se trompant de combat. Les Gunners eux, ont su se relever après les deux buts de Torres et Benayoun, à ma plus grande surprise.

A 2-1, j’ai cru le match plié par erreur, car Arsenal est reparti à l’assaut, avec succès, tout comme les Reds lorsqu’ils furent menés 4-3 dans les arrêts de jeu. C’est d’ailleurs à partir de ces deux nouveaux buts d’Arshavin que le match bascule dans la folie totale, pour aboutir à ce 4-4 incroyable. Un score à relativiser toutefois, tant les deux défenses ont offerts des buts, mais bon, en attaquant on a plus de chance de pousser la défense à la faute…

On se tait et on applaudit...

On se tait et on applaudit...

Les Gars

Le minot Samir Nasri, après quelques problèmes d’adaptation, est devenu un homme. Physiquement, l’ancien marseillais a franchi un pallier et n’hésite plus à aller au contact, au pressing, et même à revenir récupérer des ballons dans sa surface. Il est d’ailleurs à créditer d’une très bonne partie avec une passe magique qui a enrhumée l’ami Carragher sur le premier but d’Arshavin.
Le petit russe, parlons en. Pour les plus assidus du blog, vous vous souvenez que j’adore ce joueur qui avait déjà ébloui l’Euro 2008. Jamais avare d’effort, capable d’effectuer une course décisive de 100 mètres dans les dernières minutes, l’ancien du Zénit est de la race des grands. Son aisance technique, sa vitesse d’exécution et son sang froid devant le but sont tout simplement bluffant, et vu ses stats folles, Arsène a bien eu raison de sortir le chéquier cet hiver.

Côté Reds, en l’absence de Gerrard, d’autres individualités ont émergé, à défaut d’une véritable qualité collective. Sur son aile droite, Kuyt confirme qu’il est l’un des joueurs les plus sous côtés de la planète. Présent de la première à la dernière seconde, son activité est d’une importance folle, épuisant pour les défenseurs par son pressing. Puis offensivement c’est pas dégueu avec deux centres caviars que je vois jamais en Ligue 1, ce qui m’inquiète bien. Torres lui, fut égal à lui même, intenable, auteur d’un doublé. Mention spéciale à Benayoun, qui mine de rien réalise une grosse saison à Anfield, on en parle pas beaucoup mais il aurait sa place dans n’importe quelle grosse écurie chez nous.

A ce week-end pour la Ligue 1, c’est moins bien mais au moins on a du suspens…

Bordeaux costaud

Après un début de match difficile, les bordelais ont pris totalement la mesure de pauvres lyonnais.

Mes amis bordelais me reprochent de pas souvent chroniquer Bordeaux, voilà je m’exécute ! En toute discrétion, enfin c’est ce qu’ils croient parce qu’on a tous grillé, Bordeaux s’est placé en candidat plus que sérieux au titre.

Le Jeu

Les premières minutes furent plus que compliquée, j’ai ainsi bien eu peur que nos amis bordelais manque une nouvelle fois le coche lors d’un gros rendez-vous. Mais après 20 minutes et quelques alertes comme cette faute évidente de Chalmé sur Ederson (les bordelais vous diront qu’ils avaient été volé il y a 3 ans avec 3 péno non sifflés, ah les arguments des supporters !), Bordeaux s’est installé pépère dans cette rencontre. Sans réaliser son match le plus abouti de sa saison, Bordeaux a donc dominé Lyon assez largement, grâce notamment à ses deux hommes deux couloirs Wendel et surtout Gouffran qui ont posé d’énormes problèmes aux latéraux lyonnais. Défensivement, les marines et blanc n’ont pas vraiment été mis en danger, j’aurais probablement pu être à la place de Ramé ce soir, c’est dire !

Les Gars

Après avoir marché sur l’eau plus de la moitié de la saison, le beau Gourcuff accuse un peu le coup physiquement. Moins influent dans le jeu et moins précis dans ses contrôles comme ses remises, le breton peut néanmoins compter sur un collectif bordelais de retour. Devant sa défense, Alou Diarra (et non pas a la diarrhée) fut une nouvelle fois excellent, sans être un grand technicien, il confirme qu’il est probablement l’un des meilleurs récupérateurs de la Ligue 1. Aux avants postes, Chamakh a vécu une soirée bien moins difficile qu’à l’aller. Précieux, il aurait mérité de marquer sur un rush qui a laissé sur place les poètes Cris et Paris Boum-Boumsong. Derrière, j’ai bien aimé la partie de Diawara et Chalmé. Je ne comprends d’ailleurs toujours pas pourquoi Raymond lui préfère Clerc, à moins que….

Je veux dire euh, on vise le ti... euh la premièr...euh on joue les matchs les uns après les autres sans se poser de question (ouf)

Je veux dire euh, on vise le ti... euh la premièr...euh on joue les matchs les uns après les autres sans se poser de question (ouf)

Et maintenant ?

Bordeaux vient de négocier l’un de ses derniers virages périlleux de la saison. L’OM à deux points mais avec une meilleure différence de but, reste à portée de fusil des hommes de Blanc, encore faudra-t-il bien négocier ce match en retard à jouer face à Rennes, dans une semaine ou Bordeaux comptera trois matchs à jouer, jamais évident en fin d’exercice. Sur le jeu, bordelais comme marseillais méritent tous deux leur titre, sur la dynamique, l’OM me semble extrêmement solide mais le calendrier des bordelais plaide pour eux…

Catégories:Ligue 1

Lyon lâche prise

Les semaines passent et l’impression de vivre des moments historiques grandit. Plus que jamais, Lyon ne semble plus en mesure de conserver son titre. 1ère des 3 partie d’un dossier sur le titre.

Plus ça va, plus j’ai peur pour Lyon que cette saison se termine en sucette. Revoir ses objectifs à la baisse est une chose (et surtout de la communication dans le cas de Lyon), mais y être réellement confronté en est une autre. Car aujourd’hui, Lyon peut-il légitimement prétendre à un 8ème titre ?

Le Jeu

Dans le jeu, évidemment pas. Une fois de plus, Lyon n’a pas existé ce soir. Certains optimistes s’amuseront à dire que Lyon fut bien en place, mais ça, c’est pas une nouveauté. Aucune créativité ni ambition dans le jeu, une seule occasion franche (sur un exploit de Benzema), le constat est lourd mais toujours le même.
Cette OL version Puel ne m’a jamais vraiment convaincu, si un soir de League des Champions à Florence, mais encore une fois, Lyon avait opéré en contre. Car à force de ne faire que contrer, Lyon a oublié aujourd’hui comment il attaquait. Certes ils jouaient à l’extérieur, certes c’était Bordeaux en face, mais rien n’empêche Lyon de se positionner plus haut ! Je ne crois pas que Puel soit assez con pour demander cela, je vois plus un mélange entre sa frilosité habituelle et un manque de confiance de son équipe.

Les gars

Car Lyon, cette année, quand il n’est pas en confiance, devient plus que banale. Lloris, certes talentueux, n’a pas encore le mental qu’avait un Coupet (que je n’aimais pas particulièrement pourtant), en témoigne son extrême fébrilité, notamment dans les airs. Juninho, si indispensable à cet OL septuple champion de France, n’existe plus que par ses coups de pieds arrêtés (et ses coups tout court), et encore, sans briller autant que par le passé. Benzema quant à lui, qui aura longtemps tenu l’équipe à flot cette saison, est désespérément seul à la pointe de cette attaque, lui demander d’assurer 38 journées à ce rythme est donc une hérésie, mais quand son seul et unique remplaçant se nomme Piquionne -encore triste à voir-, il n’y a pas de quoi être rassuré, au point de se demander comment certains observateurs peuvent encore penser que l’OL possède le meilleur effectif.

Bon ok j'arnaque il l'a pas touché là, n'empêche qu'à part foutre des coups Juninho en ce moment...

Bon ok j'arnaque il l'a pas touché là, n'empêche qu'à part foutre des coups Juninho en ce moment...

Et maintenant ?

Des Owimbowé, Owimbowé, Owimbowé semblent flotter dans l’air (et je ne prononce pas le nom de Greg Wimbé bizarrement), de là à dire que le Lyon est mort ce soir il ne faut pas exagérer. L’argument des lyonnais pendant toute la semaine qu’ en gagnant tous les matchs, ils seraient champion est désormais faux, et avec Marseille à 4 points et Bordeaux qui passe devant, Lyon devra compter sur deux défections d’équipes qui n’ont plus que le championnat à jouer, j’y crois donc moyen, même si mathématiquement rien n’est joué.

L’objectif ne serait il donc pas plutôt d’assurer une place dans le trio de tête avant tout ? Etre resté leader si longtemps avec un niveau de jeu si médiocre n’a surement pas aidé Lyon. L’équipe n’a désormais que 6 matchs pour trouver une identité, une envie, une qualité de jeu qu’elle n’a jamais eu jusqu’ici, et quand on sait que Lyon reçoit le PSG très à l’aise à l’extérieur Vendredi, cela ne pousse pas à l’optimisme.

Seconde partie du billet avec Bordeaux, auteur d’un gros match ce soir.

Catégories:Ligue 1

Comme d’habitude, mais pourquoi s’en plaindre ?

Une année de plus, trois clubs anglais seront présents en demi de la Champion’s League. Alors j’en entends déjà quelques un gueuler que c’est toujours pareil, qu’y en a marre des anglais et j’en passe…

Mais bon, les anglais n’y peuvent rien s’ils sont les meilleurs, enfin si, mais au lieu de pester, les autres pays feraient bien de se mettre au niveau, point barre.

Les matchs offerts cette semaine par Liverpool, Chelsea et Arsenal furent de toute beauté, comme l’année dernière, il y a deux ans, bref tout le temps, pourquoi s’en priver ?

C’est une des nombreuses idées que je ne partage pas avec Michel Platini et sa réforme qui vise à réduire le nombre de club d’un même pays.

En France, on pense qu’avec un championnat homogène, le niveau général est de qualité, permettant aux petits de ne pas trop être largué par rapport aux présumés gros.

Les anglais eux et la plupart des pays européens ont compris depuis bien longtemps qu’avec une élite forte, une émulation se créé et certes, même si les petits sont largués, leur niveau est bien plus élevé qu’en France.

Un nivellement vers le bas ne serait donc pas bon pour cette formidable compétition, sensée récompenser « les meilleurs des meilleurs » et non pas « les meilleurs des meilleurs en en enlevant quelques un parce que sinon c’est toujours les mêmes ».

Ne boudons donc pas notre plaisir, cette compétition est un vrai rayon de soleil pour tout amateur de foot, une « formidable pub pour le football » comme dirait Christian Jean Pierre, qui ne fait pas de mal vu les pauvres matchs qu’on se tape des fois en Ligue 1.

A la prochaine et encore merci à nos amis anglais pour ce spectacle !

Catégories:Coupe d'Europe