Lyon lâche son trophée
Pour la première fois, l’OL ne remporte pas le traditionnel et très anecdotique trophée des champions. En retard par rapport à des bordelais plus en jambe, les lyonnais ont flanché lors de la séance de tirs aux buts.
Tout d’abord, avant de parler de ce match (cette purge), j’ai un peu envie de me choper les boules sur un autre chopage de boule (vocabulaire, quand tu nous tiens…).
Depuis hier, j’entends ici et là qu’il est bête que Bordeaux joue ce match, et que le PSG devrait légitimement le jouer. D’une, sachant que Lyon a réalisé le doublé, il fallait bien trouver un adversaire, et sachant que Bordeaux a terminé second je ne vois pas pourquoi il serait moins logique de voir les girondins participer à ce trophée plutôt que le finaliste de la coupe de France, c’est pas parce que les anglais le font que c’est forcément bien, on a une règle, on s’y tient non ?
De deux, j’ai été assez peu étonné, mais néanmoins en joie, de voir l’éjaculation (désolé pour le mot mais ça caractérise plutôt bien le geste) en direct à la télé à une heure de grande écoute de notre ami Frédéric Thiriez lors du second pénalty arrêté par Lloris. Je veux bien qu’on puisse s’enthousiasmer, mais il y a des attitudes qui ne trompent pas…
Footbalistiquement, ce fut moins la joie. Le trophée des champions est rarement le théâtre des plus belles confrontations. Placé entre la fin de préparation et le début du championnat, ce match est donc plus une mise en bouche qu’autre chose, dans laquelle on a déjà pu voir un bon Lloris qui devrait faire oublier Coupet sans trop de problème, un Grosso des plus mal coiffé, un Toulalan pas prêt et un Benzema plus qu’esseulé, comme cela risque d’arriver plus que souvent cette saison, l’animation offensive lyonnaise me semblant assez limité, César Delgado en tête. Coté bordelais, on est dans la continuité de la saison dernière, solidité défensive, sérieux, supériorité au milieu de terrain, ne manquait finalement que la finition qui aurait pu venir par l’élégant Chamackh, victime à la suite d’un grand slalom de la première grosse erreur d’arbitrage de la saison, déjà…
La victoire bordelaise ne souffre donc d’aucune contestation, même si les girondins auront été bien moins fringants en seconde mi-temps. Un titre anecdotique, mais que l’on dira peut être plus symbolique à la fin de la saison, qui sait…