Mon Caen – PSG
Tout fraichement remis de mon OM -Brann Bergen, je me retrouvais rapidement dans la très belle petite ville de Caen, ville du sympathique Stade Malherbe, pour assister à un Caen – PSG qui s’annonçait intéressant quant aux ambitions parisienne.
Le stade, comme souvent, est situé sur les extérieurs de la ville, accessible en quelques minutes en tram à partir du centre ville. L’ambiance montait au fur et à mesure que nous nous approchions du stade, la ville semblait bien au courant du match de ce soir, et souhaitait accrocher à son tableau de chasse ce PSG aux ambitions nouvelles, un classique quand de petites équipes accueillent le club de la capitale.
Première déception, les abords du stade sont des plus détestables. Etait-ce la mauvaise organisation de la sécurité (qui peut compter sur la prison à quelques mètres de là), ou une animosité forte entre les deux clubs ? Non, il semble bien que des beaux abrutis, supporters parisiens sans vouloir stigmatiser je ne voyais que cela, étaient bien énervés et ne cherchait qu’à se foutre sur la gueule avec les CRS et autres forces de l’ordre présentes. Le débat volait en effet très haut, comme souvent avec les mauvais supporters du PSG, qui semble-t-il n’avaient même pas de billet pour entrer dans le stade, difficile d’ajouter quelque chose à tant de connerie…
Toujours est il que c’est ce genre d’ambiance délétère qui tend à ne pas faire du foot un sport si populaire que ça, difficile en effet d’être tranquille lorsque l’on amène son jeune fils (ou sa fille d’ailleurs) lorsque des ahuris pareils s’amusent à balancer des canettes dans tous les sens.
Second mauvais point, il vient là encore des parisiens, qui lorsque le speaker a rappelé qu’une minute de silence allait être respectée en l’honneur des MTP morts sur la route, ont sifflé allègrement, eux qui font des kilomètres chaque année devraient comprendre et laisser leur haine de côté, heureusement que le public caennais, beaucoup plus bon enfant, a tout de suite répliqué par des applaudissement venant de tout le stade, ce qui allait calmer au mieux les sifflets et faire finalement plutôt bien respecter la minute de silence qui allait suivre, chapeau.
Un mot sur le stade d’Ornano, qui m’a semblé assez étrange. Je ne suis certes pas un grand spécialiste des stades de foot, mais celui ci donnait vraiment l’impression d’une suite d’immeubles en regardant de l’extérieur. De l’intérieur, cette impression s’amplifiait au vu de la chaleur présente et du manque d’air qui allait me gâcher la première mi-temps, heureusement qu’un léger vent allait arranger cela par la suite.
Et le match dans tout ça ? Plaisant et dans une meilleur ambiance que ne présageait son avant. Impressionnant de maitrise et de tranquillité, les parisiens ont dominé le début de match de la tête et des épaules, et ouvert logiquement la marque par Hoarau, aussi grand que maigre, l’ancien havrais montre tantôt de belle chose, tantôt de grosses limites, avec un gros travail physique et des progrès techniques, il sera un atout de choix pour cette attaque parisienne.
Peu aidés par une défense peu sereine et une récupération du ballon du ballon calamiteuse, les caennais s’en remettait aux exploits individuels d’un Savidan toujours aussi plaisant à voir, mais peu en réussite ce soir. Nivet, Titi Deroin manient bien le ballons, mais le stade malherbe manquait de joueurs plus précis et décisifs dans le derniers geste pour inquiéter des parisiens qui n’auront finalement concédé que très peu d’occasion, un bon point donc.
Reste quelques réserves, si Caen n’a pas eu trop d’occasion, la défense parisienne n’a pas montré une sérénité folle lors de la seconde période, pire l’équipe tout entière semblait refuser le jeu, s’en remettant aux contres d’un Giuly présent mais pas encore à son meilleur niveau.
Paris devra donc faire mieux contre les grosses écuries, mais a montré ce soir que l’on allait devoir compter sur lui, en tout cas plus que depuis deux ans.