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Archive pour août 2008

Mon Caen – PSG

Tout fraichement remis de mon OM -Brann Bergen, je me retrouvais rapidement dans la très belle petite ville de Caen, ville du sympathique Stade Malherbe, pour assister à un Caen – PSG qui s’annonçait intéressant quant aux ambitions parisienne.

Le stade, comme souvent, est situé sur les extérieurs de la ville, accessible en quelques minutes  en tram à partir du centre ville. L’ambiance montait au fur et à mesure que nous nous approchions du stade, la ville semblait bien au courant du match de ce soir, et souhaitait accrocher à son tableau de chasse ce PSG aux ambitions nouvelles, un classique quand de petites équipes accueillent le club de la capitale.

Première déception, les abords du stade sont des plus détestables. Etait-ce la mauvaise organisation de la sécurité (qui peut compter sur la prison à quelques mètres de là), ou une animosité forte entre les deux clubs ? Non, il semble bien que des beaux abrutis, supporters parisiens sans vouloir stigmatiser je ne voyais que cela, étaient bien énervés et ne cherchait qu’à se foutre sur la gueule avec les CRS et autres forces de l’ordre présentes. Le débat volait en effet très haut, comme souvent avec les mauvais supporters du PSG, qui semble-t-il n’avaient même pas de billet pour entrer dans le stade, difficile d’ajouter quelque chose à tant de connerie…
Toujours est il que c’est ce genre d’ambiance délétère qui tend à ne pas faire du foot un sport si populaire que ça, difficile en effet d’être tranquille lorsque l’on amène son jeune fils (ou sa fille d’ailleurs) lorsque des ahuris pareils s’amusent à balancer des canettes dans tous les sens.
Second mauvais point, il vient là encore des parisiens, qui lorsque le speaker a rappelé qu’une minute de silence allait être respectée en l’honneur des MTP morts sur la route, ont sifflé allègrement, eux qui font des kilomètres chaque année devraient comprendre et laisser leur haine de côté, heureusement que le public caennais, beaucoup plus bon enfant, a tout de suite répliqué par des applaudissement venant de tout le stade, ce qui allait calmer au mieux les sifflets et faire finalement plutôt bien respecter la minute de silence qui allait suivre, chapeau.

Un mot sur le stade d’Ornano, qui m’a semblé assez étrange. Je ne suis certes pas un grand spécialiste des stades de foot, mais celui ci donnait vraiment l’impression d’une suite d’immeubles en regardant de l’extérieur. De l’intérieur, cette impression s’amplifiait au vu de la chaleur présente et du manque d’air qui allait me gâcher la première mi-temps, heureusement qu’un léger vent allait arranger cela par la suite.

Et le match dans tout ça ? Plaisant et dans une meilleur ambiance que ne présageait son avant. Impressionnant de maitrise et de tranquillité, les parisiens ont dominé le début de match de la tête et des épaules, et ouvert logiquement la marque par Hoarau, aussi grand que maigre, l’ancien havrais montre tantôt de belle chose, tantôt de grosses limites, avec un gros travail physique et des progrès techniques, il sera un atout de choix pour cette attaque parisienne.

Peu aidés par une défense peu sereine et une récupération du ballon du ballon calamiteuse, les caennais s’en remettait aux exploits individuels d’un Savidan toujours aussi plaisant à voir, mais peu en réussite ce soir. Nivet, Titi Deroin manient bien le ballons, mais le stade malherbe manquait de joueurs plus précis et décisifs dans le derniers geste pour inquiéter des parisiens qui n’auront finalement concédé que très peu d’occasion, un bon point donc.
Reste quelques réserves, si Caen n’a pas eu trop d’occasion, la défense parisienne n’a pas montré une sérénité folle lors de la seconde période, pire l’équipe tout entière semblait refuser le jeu, s’en remettant aux contres d’un Giuly présent mais pas encore à son meilleur niveau.

Paris devra donc faire mieux contre les grosses écuries, mais a montré ce soir que l’on allait devoir compter sur lui, en tout cas plus que depuis deux ans.

Catégories:Ligue 1

Mon OM – Brann

30 août 2008 Félix 1 commentaire

Dans un climat pesant entourant la mort de deux supporters lors d’un tragique accident, l’OM recevait Brann Bergen en match retour du tour préliminaire de la ligue des champions.
L’avant match se voulait commémoratif, tant dans sur les écrans géant que dans les travées du vel’ où une marche était organisée en hommage aux victimes, une marche silencieuse dans laquelle aucun débordement n’était à déplorer, preuve de l’union sacré faite à la suite de cet événement.
Le stade se remplissait petit à petit, le bonne humeur et l’optimisme était malgré tout de rigueur avant le début de ce qui ne devait constituer qu’une promenade de santé.

Arrivé bien en avance, placé proche du poteau de corner, j’ai eu la chance (ou la malchance) de pouvoir assister au premières loges à l’échauffement… du corps arbitral, ainsi que des gardiens norvégien, ça calme n’est-ce pas ?
Un arbitre bien connu dans notre pays, puisqu’en dehors de  sa mythique satisfaction après un but de l’Ajax face au PSV (un bon Yeah ! le point serré), ce batave n’était autre que le responsable du coup franc de Giggs contre Lille il y a deux ans, une décision qui avait bêtement prêté à polémique par la suite, alors que tout le monde criait au génie dans l’hexagone lorsque Henry les enchainait, m’enfin…
L’occasion pour l’un de mes acolytes de tenter de l’appeler par son prénom pendant ses étirements, afin ne serait-ce qu’obtenir un regard, une tentative sans le moindre succès comparé aux « Ajax ! Ajax ! Ajax ! » qui firent retourner l’homme en noir avec un large sourir, le pousse levé en autre direction, un humour rare chez un arbitre, dommage que celui-ci avait décidé d’attendre la seconde mi temps pour sortir des cartons sur les agressions norvégiennes…
L’échauffement du gardien de Brann nous laissait plus que dubitatif et donc optimiste. Malgré la facilité (et la lenteur comparé à ce que faisait mandanda dans le but d’en face) des exercice effectués, il enchainait les fautes de mains et autres prises de balles hasardeuse, comme quoi on joue comme on s’entraine…
D’ailleurs, l’échauffement des joueurs de champs n’était pas plus fameux. Passons sur les qualités techniques étranges des vikings, pour se tourner vers le manque de professionnalisme de la préparation, avec de sortes de petits ateliers plus proches des poussins que d’une préparation à un match de coupe d’Europe, admettons.
Les joueurs pouvaient enfin retourner dans les vestiaires, pour rappliquer quelques minutes dans un stade finalement plein, malgré les évènements des derniers jours. La minute de silence était plutôt respectée, même si sur 69 000 personnes il y a toujours quelques abrutis pour gueuler du charabia ou recevoir un coup de fil, on ne changera rien à la nature humaine, en tout cas dans ce pays…
Les marseillais entraient timidement dans la partie, tout comme le virage nord qui observaient quelques minutes supplémentaires de silence, avant de se joindre aux hourras du virage sud. Suite à l’arrêt décisif de Mandanda, l’OM se lançait quelque peu dans la partie, sans toutefois trouver l’ouverture. Ben Arfa, encore plus incroyable en vrai, ne trouvait pas encore l’ouverture, malgré des séances de dribble digne des Harlem Globe Trotters, c’est dire. Taiwo alerté par Hilton (qui a dit que les défenseurs ne savaient pas attaquer ?), déclanchait une reprise terrible sur le montant qui manquait d’envoyer le but valdinguer dans le virage sud, peu étonnant lorsque l’on voit la carrure du bonhomme, aussi attachant de visage qu’impressionnant physiquement.

La pause s’approchait et l’OM ne s’était pas créé pléthore d’occasions en dehors de cela, Cana placé bien plus en avant par rapport à l’excellent Modeste M’bami n’avait pas un rendement suffisant à un poste de quasi neuf et demi qui n’est pas le sien, Ziani lui retombait un peu dans ses travers, alors que le Niang des mauvais soir ratait tout ce qu’il entreprenait, heureusement que Hilton tenait tranquillement la baraque face à des attaquants faiblards, pour ce qui est jusqu’à présent sa meilleure prestation, un match 5 étoiles donc pour Hilton (j’avais prévu de faire la blague dès sa signature, heureusement qu’il est pas allé à Paris !).

Les marseillais était bien plus convainquant au retour des vestiaires tout comme l’ambiance qui se réchauffait un peu plus suite à chaque attaque des hommes de Gerets (à moins que ce soit les horribles coups de soleils dans les jambes attrapés l’après midi même), et c’est dans l’étonnement général que Niang, transparent et plus qu’agaçant jusqu’ici ouvrait enfin le score sur une bourde de la défense, un but de renard digne des plus grands renards. Dès lors le match s’embalait et l’OM enchainait les incursions notamment sur la gauche avec Ben Arfa qui trouvait Cana pour un ciseau totalement manqué. Les voyants étaient donc au vert, peut être trop pour cette équipe qui se déconcentrait et prenait un but bête sur coup franc, Cana encore lui perdant son duel aérien, ce qui est interdit pour un joueur de son niveau.
Nous faisions donc tout de suite moins les fiers dans cette enceinte aussi grande que ridicule en terme d’architecture au passage. Chaque joueur jouait à présent avec le feu, et stressait de commettre LA connerie à 15 millions d’euros, de quoi se pisser dessus c’est sûr. Les gens autour de moi commençaient eux aussi à s’inquiéter voire à s’agacer, au point d’entendre des discours plus qu’improbables à mes pieds du type « Mandanda a perdu son niveau depuis qu’il est en équipe de France, il arrête rien », où comment la peur peut amener à dire et faire des bêtises…
Finalement, malgré quelques frayeurs, l’OM s’en sortait de nouveau par Niang, de nouveau sur une erreur défensive flagrante, de nouveau alors qu’il était aux abonnés absent, une prestation en effet peu convaincante du sénégalais masquée par ces deux buts et un 8 risibles dans l’équipe de ce matin…
Le stade entier pouvait donc enfin se détendre et laisser parler (hurler pour certains) sa joie, notamment au coup de sifflet final où l’on se rendait bien compte de la communion qui règne depuis bientôt un an entre cette équipe et ses supporters. Après quelques Polopopo désormais classiques et autres applaudissements, la musique de la Ligue des Champions pouvait se déclenchait, ce qui ne manquait pas de provoquer des frissons sur moi, malgré mes jambes couleur salami.
Une belle soirée donc, pour un match tournant de cette saison, l’essentiel est acquis, on attend maintenant plus des marseillais dans le jeu…

Catégories:Coupe d'Europe

Droit aux Goals

En cloture de cette 2ème journée de L1, l’OM s’empare d’une seconde place anecdotique en s’imposant face aux auxerrois de Jeannot Fernandez, de quoi s’enflammer ?

Alors qu’un match nul aurait certainement envoyé l’OM en crise, la victoire 4-0 face à l’AJA propulse le club de Pape Diouf comme prétendant numéro un au titre, une habitude marseillaise diront certains journaleux, de mon côté je parlerai plus d’une habitude médiatique d’en faire systématiquement des caisses avec Marseille.

Sans maitrise la puisance n’est rien

La première mi-temps fut pénible par les hommes d’Eric Gerets, peu précis dans leurs transmissions à l’image de Ben Arfa, finissant rarement leurs actions par un tir. Il aura donc fallut un coup du sort, ou plutôt un coup d’un Grichting incroyable de faiblesse dimanche soir, qui en manquant d’attention laissait Baky Koné récupérer le ballon et centrer pour la tête d’un Niang qui s’il marque beaucoup, ferait mieux de se couper les cheveux (oui, on analyse le football ici). Bref, le score était assez logique au vu de la domination territoriale de l’OM, restait à voir ce qu’avait cette équipe dans le ventre, et si elle méritait ce statut de favori.

Auxerre explose

La seconde mi-temps démarrait mieux, l’OM imprimait enfin une réelle maitrise collective au milieu du terrain, symbolisée par le très bon Modeste M’bami, qui seul devant la défense pouvait laisser les Cheyrou, Ziani (revenu à un bon niveau), Ben Arfa et Koné organiser le jeu. Auxerre était asphyxié par cet OM, et c’est donc logiquement que Grichting doublait la mise devant un Niang hors
jeu, un but légèrement litigieux, mais mérité.

La confiance des marseillais pouvait alors exploser et l’armada offensive marseillaise s’exprimer. Cette saison, l’OM possède assurément le meilleur banc offensif de Ligue 1, lui permettant de faire la différence à tout moment et pallier aux éventuelles fatigues des cadres. Grandin à peine entré en jeu faisait parler son – immense – talent, en enchaine duel face à Pedretti (ok ça compte pas) petit pont sur Mignot et subtile pichenette au dessus de Riou, la grande classe pour un joueur qui s’annonce être l’une des révélation de cette saison, n’en déplaise à Franck Dumas son ancien entraineur à Caen.
Ne restait plus alors qu’à terminer cette démonstration en beauté, ce dont se chargeait un Zenden surmotivé sur coup franc, le batave montrant à l’occasion que l’on pouvait compter sur lui aussi cette année.

Et la défense dans tout ça ? Comme à son habitude Mandanda a été impeccable bien que moins sollicité, d’où l’envie de ne pas le relever, mais cela serait injuste au vu des performances stratosphérique du jeune gardien depuis bientôt un an.

Sur les cotés, Bonnart et Taiwo ont fait le boulot dans leur style respectif, tout en vivacité pour l’un, tout en puissance pour le super Eagle comme toujours précieux offensivement. Hilton pour sa part s’est montré rassurant, bien que j’attends encore mieux de sa part dans la relance. Enfin, mention spéciale à un Ronald Zubar à enterrer il y a encore 1 mois, et qui reste sur deux belles performances, reste à voir si le gros calibre qui devrait arriver d’ici la qualification en ligue des champions ne sera pas un défenseur central, wait and see…

Bien que l’opposition était plus que faible, l’OM montré déjà en ce début de saison les qualités entrevue la saison passée alors que le sorcier belge Gerets n’avait pas préparé la saison, des imprécisions subsistent encore certes, mais cet OM s’impose comme un prétendant logique à la lutte pour le titre, si Cissé qui vient malheureusement de partir est bien remplacé…

Catégories:Ligue 1

Lyon lâche son trophée

Pour la première fois, l’OL ne remporte pas le traditionnel et très anecdotique trophée des champions. En retard par rapport à des bordelais plus en jambe, les lyonnais ont flanché lors de la séance de tirs aux buts.
Tout d’abord, avant de parler de ce match (cette purge), j’ai un peu envie de me choper les boules sur un autre chopage de boule (vocabulaire, quand tu nous tiens…).

Depuis hier, j’entends ici et là qu’il est bête que Bordeaux joue ce match, et que le PSG devrait légitimement le jouer. D’une, sachant que Lyon a réalisé le doublé, il fallait bien trouver un adversaire, et sachant que Bordeaux a terminé second je ne vois pas pourquoi il serait moins logique de voir les girondins participer à ce trophée plutôt que le finaliste de la coupe de France, c’est pas parce que les anglais le font que c’est forcément bien, on a une règle, on s’y tient non ?
De deux, j’ai été assez peu étonné, mais néanmoins en joie, de voir l’éjaculation (désolé pour le mot mais ça caractérise plutôt bien le geste) en direct à la télé à une heure de grande écoute de notre ami Frédéric Thiriez lors du second pénalty arrêté par Lloris. Je veux bien qu’on puisse s’enthousiasmer, mais il y a des attitudes qui ne trompent pas…

Footbalistiquement, ce fut moins la joie. Le trophée des champions est rarement le théâtre des plus belles confrontations. Placé entre la fin de préparation et le début du championnat, ce match est donc plus une mise en bouche qu’autre chose, dans laquelle on a déjà pu voir un bon Lloris qui devrait faire oublier Coupet sans trop de problème, un Grosso des plus mal coiffé, un Toulalan pas prêt et un Benzema plus qu’esseulé, comme cela risque d’arriver plus que souvent cette saison, l’animation offensive lyonnaise me semblant assez limité, César Delgado en tête. Coté bordelais, on est dans la continuité de la saison dernière, solidité défensive, sérieux, supériorité au milieu de terrain, ne manquait finalement que la finition qui aurait pu venir par l’élégant Chamackh, victime à la suite d’un grand slalom de la première grosse erreur d’arbitrage de la saison, déjà…

La victoire bordelaise ne souffre donc d’aucune contestation, même si les girondins auront été bien moins fringants en seconde mi-temps. Un titre anecdotique, mais que l’on dira peut être plus symbolique à la fin de la saison, qui sait…

Catégories:Ligue 1

Point sur le Mercato : Bordeaux

Seule équipe a avoir su inquiéter Lyon depuis des années, Bordeaux se place logiquement en favori de ce championnat. Fort d’un recrutement limité mais intelligent, les bordelais peuvent clairement espérer une nouvelle bonne saison, analyse.

Il est toujours difficile de changer une équipe qui gagne, mais il faut toujours le faire, même lorsque le turn over pratiqué par Laurent Blanc la saison dernière s’est révélé quasi suffisant, s’appuyant sur un effectif pléthorique (Cavenaghi banquait en début de saison, rien que ça) et de très bons jeunes (Obertan, Tremoulinas…).

Mais il a fallu jongler avec les départs, et renouveler l’effectif qui à certains postes pouvait sembler vieillissant. Exit Micoud et Jemmali, place à la jeunesse d’un Gourcuff enfin de retour en France, en espérant qu’il n’ai pas perdu son talent à Milan. L’autre Gou, Yohann Gouffran lui aussi semble être une bonne recrue, bien que jeune, l’ancien cannais a prouvé la saison dernière qu’il avait de quoi faire du mal à bon nombre d’équipes de ligue 1, en attendant évidemment encore mieux en gironde, où il ne pourra pas profiter d’une alternance avec l’excellent et parfois truqueur Alonso, parti prendre de l’argent à Monaco, dommage…
A ces arrivées s’ajoute celle surprise mais non moins maline de Placente. Le gaucher argentin, impeccable à Leverkusen a un peu disparu de la circulation depuis, mais son expérience pourrait faire du bien à une défense qui reste assez peu habituée aux joutes européennes.

Reste à savoir si le fameux turn over de Blanc fonctionnera encore cette saison, cette tendance à beaucoup faire tourner pouvant s’avérer risquée si quelques joueurs ne donnent pas entière satisfaction, notamment au milieu où Diarra et Fernando semblent indispensable à la bonne tenue de l’équipe. Un risque donc, mais on fait confiance aux girondins pour nous offrir du spectacle et du suspens.

Catégories:Transferts