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FabreGasprom

Alors que l’on attendait une grande équipe de Russie, l’Espagne a réalisé hier soir une véritable démonstration qui la place en position de favoris pour la finale.

Assez décevant ce match. Comme beaucoup de monde, je m’attendais à une belle partie pleine de suspense entre deux équipes joueuses, talentueuses. Que néni ! Les espagnols ont surclassé complètement cette équipe Russe, en étant non seulement maitre incontesté de la possession de balle, mais aussi en muselant totalement un Arshavin méconnaissable.

Fait de match important, la blessure de David Villa alias Jean Pascal, l’agitateur et provocateur de l’attaque ibérique, aurait pu sérieusement handicapé la Selecion. Aurait pu seulement, car Aragones possède entre ses mains une sélection assez impressionnante et une profondeur de banc assez folle (Xabi Alonso et Fabregas pas titulaires, ça donne une idée). Et c’est cette profondeur de banc qui est à mettre en valeur, contrairement à Domenech qui décide de sélectionner ses amis pour regarder le match à coté de lui, Aragones qui possède pourtant tous les défauts de la terre, a su mettre en place une sélection ou plutôt une équipe complète et qui fait figure aujourd’hui de machine de guerre. Alors certes je suis un peu méchant avec l’équipe de France, car comme je l’avais dit avant la compétition, l’Espagne possédait de réelles chances grâce à une génération exceptionnelle, mais on ferait bien de s’inspirer de ce genre de sélections qui prennent quasiment systématiquement ses meilleurs joueurs…

Grâce à cette profondeur de banc, on a pu enfin voir un peu plus à l’œuvre le maitre à jouer des gunners, Cesc Fabregas, dans une configuration à 5 milieu de terrains qui a d’autant plus étouffé une équipe russe bien pâlotte et à mille lieu de sa performance contre les Pays Bas, de quoi jeter quelques suspicions de plus sur la préparation physique des équipes de Guus Hiddink…

Cette capacité à empêcher son adversaire d’avoir le ballon a fait un grand mal, et c’est donc en toute logique que l’Espagne a fini par s’imposer tranquillement grâce d’abord à un Xavi retrouvé, puis un Guiza plus aiguisé que lors des derniers matchs, et enfin l’excellent Silva sur un énième caviar de Fabregas, qui crucifie Akinfeev sur un enchainement contrôle du droit frappe du gauche de toute beauté.

Difficile néanmoins de désigner un favoris, car on sait bien que dans cette euro cela ne veut pas dire grand-chose, portugais néerlandais et russes ayant occupé cette position avant d’être éliminé. Pour me mouiller un peu je dirais quand même que l’Espagne me semble plutôt au dessus, l’Allemagne ne cessant de montrer des limites notamment défensives, que la sélection ibérique elle ne connait pas (un seul but encaissé par Casillas, c’est dire).

A dimanche soir donc pour le verdict de cet Euro !

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