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Archive pour juin 2008

La victoire du foot

Grande victoire hier que celle de l’Espagne, qui a logiquement remporté l’euro 2008 face à l’Allemagne. Une victoire qui ne souffre d’aucune contestation sur ces trois semaines de compétition.

On ne peut pas dire que l’on a eu une finale des plus passionnantes en terme de dramaturgie, après quelques minutes de jeu il semblait inévitable que les hommes d’Aragones l’emportent sur ceux de Low, tant leur supériorité technique à tous les postes était flagrante. Une supériorité que l’on a pu ressentir tout au long de la compétition, à fortiori depuis que la selecion est passée à un milieu à cinq absolument terrifiant Senna-Xavi-Fabregas-Iniesta-Silva, bonne chance pour récupérer le ballon.

D’autant plus que ce ne sont pas les allemands qui allaient faire tomber cette désormais machine de guerre dont j’attends beaucoup pour la prochaine coupe du monde. Très faible voire inexistante à la récupération, la Mannschaft l’a été encore plus en défense, donnant une impression de toujours récupérer le ballon à l’arrachée, la limite, et de risquer la correction à tout moment. Que ce soit Philipp Lahm qui a confirmé qu’il était aussi bon attaquant que mauvais défenseur, Jens Lehmann capable du pire comme du pire, mais surtout la charnière centrale Mertesacker-Metzelder d’une faiblesse rare, la défense allemande a montré de bien belles limites, qui prouvent une nouvelle fois qu’avec un tirage non truqué, on aurait très certainement eu droit à une autre finale.

Mais cela n’enlève rien au mérite de l’Espagne. Les partenaires de Torres ont réellement survolé la compétition et n’auront été décevant que contre une Italie piégeuse. Au-delà de la victoire, c’est une réelle cote d’amour qu’a emporté cette équipe au jeu délicieux, que tout le monde aimerait avoir dans son pays (n’est ce pas Raymond ?). Passes courtes, dribbles dans de petits espaces, 1-2 dans la surface, on a eu droit à tout lors de cette finale, mis à part peut être une avalanche de buts, les espagnols ayant –encore- tendance à chercher l’esthétique plutôt que l’efficace, un défaut qu’ils devraient corriger d’ici 2010, c’est dire.

A l’issu de cette finale, je ne vais pas tomber dans un bilan illisible et peu utile, on a bien vu que cet Euro était assez plaisant, que ce soit par son esprit offensif ou ses retournements de situation à répétition. Comme je le disais en début de compétition, on voit trop souvent les équipes au plus beau jeu passer à la trappe, une tendance qui s’est inversé sur cet euro qui a récompensé le beau jeu plutôt que les athlètes (cf Malouda), une juste récompense qui fera j’espère prendre conscience au prochain sélectionneur (je continue à espérer que Domenech ne va pas rester) du besoin de faire jouer les bleus au football, enfin.

A bientôt avec la Ligue 1 et les transferts, et le moins que l’on puisse dire c’est que l’on ne manque pas de polémique !

(et puisque c’est bien de se passer de la pommade : “Bref, de ce côté-là je vois France, Italie, Espagne avec pourquoi pas une petite pièce sur la seleccion, c’est un risque mais cette équipe me plait bien, sur le papier du moins.”, bon j’avais été moins visionnaire sur nos bleus, l’amour rend aveugle…)

Catégories:Euro

FabreGasprom

Alors que l’on attendait une grande équipe de Russie, l’Espagne a réalisé hier soir une véritable démonstration qui la place en position de favoris pour la finale.

Assez décevant ce match. Comme beaucoup de monde, je m’attendais à une belle partie pleine de suspense entre deux équipes joueuses, talentueuses. Que néni ! Les espagnols ont surclassé complètement cette équipe Russe, en étant non seulement maitre incontesté de la possession de balle, mais aussi en muselant totalement un Arshavin méconnaissable.

Fait de match important, la blessure de David Villa alias Jean Pascal, l’agitateur et provocateur de l’attaque ibérique, aurait pu sérieusement handicapé la Selecion. Aurait pu seulement, car Aragones possède entre ses mains une sélection assez impressionnante et une profondeur de banc assez folle (Xabi Alonso et Fabregas pas titulaires, ça donne une idée). Et c’est cette profondeur de banc qui est à mettre en valeur, contrairement à Domenech qui décide de sélectionner ses amis pour regarder le match à coté de lui, Aragones qui possède pourtant tous les défauts de la terre, a su mettre en place une sélection ou plutôt une équipe complète et qui fait figure aujourd’hui de machine de guerre. Alors certes je suis un peu méchant avec l’équipe de France, car comme je l’avais dit avant la compétition, l’Espagne possédait de réelles chances grâce à une génération exceptionnelle, mais on ferait bien de s’inspirer de ce genre de sélections qui prennent quasiment systématiquement ses meilleurs joueurs…

Grâce à cette profondeur de banc, on a pu enfin voir un peu plus à l’œuvre le maitre à jouer des gunners, Cesc Fabregas, dans une configuration à 5 milieu de terrains qui a d’autant plus étouffé une équipe russe bien pâlotte et à mille lieu de sa performance contre les Pays Bas, de quoi jeter quelques suspicions de plus sur la préparation physique des équipes de Guus Hiddink…

Cette capacité à empêcher son adversaire d’avoir le ballon a fait un grand mal, et c’est donc en toute logique que l’Espagne a fini par s’imposer tranquillement grâce d’abord à un Xavi retrouvé, puis un Guiza plus aiguisé que lors des derniers matchs, et enfin l’excellent Silva sur un énième caviar de Fabregas, qui crucifie Akinfeev sur un enchainement contrôle du droit frappe du gauche de toute beauté.

Difficile néanmoins de désigner un favoris, car on sait bien que dans cette euro cela ne veut pas dire grand-chose, portugais néerlandais et russes ayant occupé cette position avant d’être éliminé. Pour me mouiller un peu je dirais quand même que l’Espagne me semble plutôt au dessus, l’Allemagne ne cessant de montrer des limites notamment défensives, que la sélection ibérique elle ne connait pas (un seul but encaissé par Casillas, c’est dire).

A dimanche soir donc pour le verdict de cet Euro !

Catégories:Euro

Tel est pris qui croyait prendre

A l’issu d’une prestation poussive, les allemands grâce à un réalisme admirable se qualifient pour la finale de cet Euro, ce qui est loin d’être une surprise.

Comme souvent depuis le début de l’Euro, on a eu droit à du spectacle, à du suspense, comme souvent avec la Turquie on a eu droit à des retournements de situation dans les dernières minutes, mais comme souvent, malheureusement pour les hommes de Fatih Terim, comme souvent ce sont les allemands qui gagnent à la fin.

Privée de ses meilleurs joueurs, la Turquie n’a pas à rougir de sa prestation, les coiffeurs ont en effet montré toutes leurs qualités et leur courage face à une Mannschaft avec laquelle on ne sait décidément jamais à quoi s’attendre. Bien positionnés derrière, les turcs ont pendant la plus grande partie du match fait déjouer les allemands, posant un nombre incalculable de problèmes à une défense toujours aussi faible, et à gardien plus proche du ridicule tu meurs.

Mais qu’à cela ne tienne, même en jouant assez mal, même avec un Ballack fantomatique, l’Allemagne reste l’Allemagne, et donc une grande nation du foot, qui a montré tout son réalisme et son expérience. Nombreux sont ceux qui auraient pu penser que l’ouverture du score Turc avait enfoncé les hommes de joakim Low, et ce fut plutôt le cas pendant quelques minutes en effet. Seulement voilà, le foot à ce niveau là ce joue certes sur des petits détails et la fraicheur physique, mais surtout sur l’expérience. Savoir marquer quand on joue mal, cela n’est pas donné à tout le monde, c’est pourtant ce que l’on a vu, sur cette superbe percée de l’impressionnant Podolski et cette subtile déviation tout en touché pour le peu inattendue de Bastian Schweinsteiger, alias Patator ou encore l’écorcheur de porc (traduction véridique).

Encore dominatrice sur l’ensemble de la seconde période, la Turquie a pourtant quelque peu lâché derrière, la fatigue certainement après tant d’efforts physiques et mentaux. Ainsi, Rustu se plante joliment sur le but de Klose, avant que l’homme des dernières minutes, Semmi n’égalise grâce notamment au bon travail de Sabri, mais aussi beaucoup au génial Jens Lehmann, qui ne rate vraiment jamais une occasion pour nous faire rire. Ce but aurait pu booster les turcs, mais au contraire l’Allemagne a montré toute se force mental à ce moment, en continuant à attaquer et presser, faisant reculer la Turquie encore et encore, avant que le petit Philippe Lahm, aussi bon qu’il est mauvais derrière, n’achève une bonne fois pour toute la belle histoire turc, clin d’œil du destin, dans les dernières minutes.

Malgré toute cette force que dégage la Mannschaft, je reste un peu perplexe quand à ses chances en finale, la Russie que l’on verra ce soir me semble pour l’instant bien au dessus, tout comme l’Espagne. Mais comme je l’ai déjà dit, ce n’est pas toujours l’équipe qui joue le mieux qui gagne les grandes compétitions, à ce titre, l’Allemagne d’hier a donc réellement ses chances !

Catégories:Euro

Business is Business

25 juin 2008 Félix 1 commentaire

Voilà, c’est fait, à l’instar de beaucoup de clubs anglais, votre blog adoré tfoot (c’est mieux de préciser) vient de déménager dans une enceinte des plus modernes bien plus fidèle à son standing.

Car oui, il devenait difficile de se battre à arme égale avec les poids lourd de l’info sportive en ayant une enceinte certes attachante et pleine d’histoire car étant la toute première, mais la loi du marché s’est une nouvelle fois montrée terrible, il faut bien l’avouer, Tfoot ne pouvait décemment plus rester chez son ancien hébergeur et se devait d’investir dans de nouveaux (patrice) locaux, afin de lutter à arme égale avec ses concurrent.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que contrairement à Arsène Wenger quand il a quitté Highbury, je suis bien loin d’être triste à l’idée de m’installer sur cet hébergeur, comme vous pouvez le voir l’interface est bien plus agréable, et ne donne pas cette impression désagréable que le bloggueur écrit du fond d’une grotte (et même si cela est vrai parfois, il est toujours mieux de ne pas trop le laisser transparaitre).

Bref bienvenue à tous sur le nouveau blog, qui devrait subir quelques modifications dans les prochaines semaines.

Catégories:Nombrilisme

Domenech doit-il rester?

Une semaine après l’élimination calamiteuse de nos bleus au premier tour de l’euro, voici la question que tout le monde semble se poser, assez étrangement, dans notre pays.

A l’amorce de cet article, j’ai essayé de me demander comment aborder cette question. Conscient qu’il est important d’être impartial et d’analyser d’autres éléments que la foule, j’ai tout fait pour trouver des éléments positifs au maintien de Raymond Domenech, sans réussite. C’est donc logiquement que je me suis intéressé à toutes les raisons pour lesquelles on ne peut décemment pas conserver Raymond à ce poste, un article donc à charge, un peu dur, mais on est pas là pour faire de la langue de bois.

Un niveau de jeu catastrophique

Depuis sa prise de pouvoir en 2004, Domenech n’a cessé de changer de formules, de dispositifs tactiques, même si les joueurs étaient souvent les mêmes à partir de 2006. 4-4-2 à plat ou en losange, 4-5-1 à 3 récupérateurs, 4-3-3 classique, bref on a quasiment tout vu, pour pas grand-chose à l’arrivée.
Car sans généraliser à partir du fiasco de cet euro, on ne peut pas dire qu’on s’est régalé depuis quatre ans. Toujours derrière mon équipe de France (mon côté patriote surement), j’ai suivi tous les matchs des bleus depuis des années, ainsi qu’analysé et blogué comme certains ont pu le constater, sur certains d’entre eux. A ce titre je dois avouer que malheureusement, les bons matchs de l’équipe de France de l’ère Domenech se comptent sur les doigts d’une main. Car mis à part le très bon match face à l’Espagne, la belle victoire contre le Brésil ainsi que la superbe revanche face à l’Italie au Stade de France, on ne peut pas dire qu’on sait rarement amusé durant toutes ces années (car bon le match contre le Portugal on cadenasse joliment, et contre l’Italie c’est pas du joga bonito non plus).
Pire que des matchs peu enthousiasmants, on a eu beaucoup trop droit à de belles purges, des 0-0 inquiétant, aux 1-0 sans gloire, en passant par des défaites honteuses comme contre l’Ecosse.
Bref, il est clairement dommage d’avoir aussi mal joué tout ce temps, surtout lorsque l’on possède autant de talents offensifs.

Des choix fatigants

Que ceux qui pensent que « c’est toujours plus facile de critiquer après » rebroussent chemin, attendre que les choses se passent sans rien dire très peu pour moi. Depuis sa prise de fonction, Raymond a multiplié les choix étonnants, frustrants, fatigants. On a ainsi eu droit a une forte présence du lobby lyonnais, car il faut pas déconner entre Clerc et Rémy sélectionnés après quelques minutes de L1, Boumsong appelé en ayant passé 2 ans sur le banc, et quant au duo Abidal-Malouda inutile de vous faire un dessin. Une tendance à choisir lyonnais qui empêche pas mal de joueurs plus méritants d’avoir leur place.
Mais s’il n’y avait que ça ! En dehors de l’adoration sans limite des lyonnais, Domenech se caractérise par une envie folle de ne pas apprécier certains joueurs, manque de bol, ils sont souvent assez bon. Que ce soit Mexès, meilleur défenseur du Calcio (au moins) ou Giuly en 2006 titulaire au Barça, Domenech aura fait passer devant des affinités aux choix sportif, et qu’on ne me dise pas qu’ils auraient foutu le bordel, puisque ça l’était déjà sans eux.

Quel cirque !

Au-delà de ses choix sportifs, Raymond se distingue par une communication très personnelle et agaçante (chose qui semble coller à chaque sélectionneur de l’équipe de France, pétage de plomb ?).
Son envie de ne jamais rien révéler, de toujours prendre de haut les questions posées, de ne jamais se remettre en question et avouer ses erreurs est plus que détestable, et peut à force rendre fou quand l’on s’intéresse un temps soit peu à l’équipe de France. Cette tendance s’est absolument exacerbée ces dernières semaines. Tout d’abord, les petits jeu de cache-cache (changement de terrain d’entrainement, modification de trajet en train au dernier moment) sont d’une bêtise rare, surtout lorsque l’on sait ce que cela à amener, ou plutôt pas amené. Que Raymond arrête d’être absolument parano et de constituer un cocon autour de l’équipe pour s’intéresser un peu plus à ses sélections, à ses joueurs, et au jeu de son équipe, les bleus ne s’en porteront que mieux.
Autre problème récent, l’excuse de dernière minute « j’ai oublié de prévenir que je préparais la coupe du monde ». Au-delà du fait que cela ressemble à une excuse d’un collégien qui n’a pas fait ses devoirs, on ne peut absolument pas croire ce que dit coach Raymond, d’où une belle révélation sur le fond de l’homme, car entre nous, préparer la coupe du monde avec Coupet, Thuram, Makélélé, Sagnol, Henry, Viera, c’est un peu du foutage de gueule.
Je ne m’étendrai pas sur le dernier épisode de la demande en mariage, si ce n’est que cela est absolument ridicule, bête, et horrible pour Estelle. Ce genre d’actes fait penser à un certain Nicolas Sarkozy, ce qui donne une idée sur la qualité de l’exemple…

En bref, il semble difficile de garder Raymond, et même si celui-ci est encore soutenu par certains joueurs, j’espère bien notre ami va partir, je n’ai rien de particulier contre l’homme, mais plus contre son bilan. Il serait donc meilleur de repartir à zéro, avec un nouveau sélectionneur qui reste à définir. La côte de désamour autour de cette équipe est telle qu’il serait dangereux de ne pas changer d’entraineur, d’autant plus quand celui-ci semble aussi responsable (même s’il n’est pas le seul, n’exagérons rien). Ainsi, en désignant une sorte de coupable logique, il sera plus facile pour les jeunes de s’imposer pour la suite, c’est bien dur pour Raymond, mais c’est peut être mieux comme cela.

Catégories:Equipe de France