Le grand renouveau du football français ?

Authentiques exploits, performances de légende, les superlatifs pleuvent cette année sur les performances de nos clubs français en Ligue des Champions, à juste titre ?
Comme je le réclame (enfin, je suis pas non plus le seul) depuis des années, la France compte enfin des représentants réguliers en coupe d’Europe.
Bon pour Lyon c’est pas nouveau, on en est à la dixième participation et mine de rien, on sent vraiment le club rhodanien rodé (hohoho ! ) à ces phases de poules. C’est plus du côté des deux autres représentants que la donne a changée.
Bordeaux, qui en est à sa troisième participation en quatre ans s’est déjà –brillamment- qualifié au bout de quatre matchs, et Marseille, probablement dans l’une des poules les plus relevées de la compétition est loin de faire de la figuration, même si la qualification s’annonce ici compliquée, mais qu’importe, cela amène des points à l’indispensable coefficient UEFA français, qui en avait bien besoin.
Evidemment, on expliquera une fois de plus ces performances par la régularité. En se qualifiant chaque saison pour la compétition, on fait progresser son effectif et le club dans sa globalité, évitant de commettre encore et encore les mêmes erreurs de débutant, rédhibitoires au plus haut niveau, mais c’est d’une évidence telle que je ne vois pas l’intérêt de développer plus là-dessus.
Mais n’idéalisons pas non plus les performances de nos clubs pour le moment. Jusqu’ici, les prétendus gros clubs n’étaient peut-être pas si gros que cela. Avouons-le, le Liverpool qu’a joué Lyon était loin d’être flippant. Insua, Lucas, Ngog, c’est gentil mais faut pas déconner, surtout quand Gerrard et Torres (ou alors sur une jambe) sont pas là. La victoire à Anfield, bien que belle, souffrira donc toujours d’un « oui mais », vous savez, le même que celui qu’a utilisé Claude Puel* pour caractériser la victoire de l’OM face au Reds de Gerrard et Torres à l’époque écrasaient tout sur le passage, et n’étaient pas au bord de la crise (ça c’est dit).
Bordeaux quant à lui, auteur d’un nul face à une Juve sans Diego, ce qui reste plutôt pas mal, n’a pas joué un Bayern transcendant. Quand Ribéry n’est pas là, on sait bien que les bavarois sont loin d’être transcendant depuis deux ans, et valent à peine un podium d’une pauvre Bundesliga qui n’intéresse plus personne et dont les clubs ne font plus peur à grand monde, même en France.
Il y a donc deux leçons à retenir dans cette histoire. Oui, les clubs français ont indéniablement progressé malgré tout, notamment mentalement où ils n’abordent plus les matchs de la même façon. Mais ceux jadis appelés les ogres de la compétition sont aujourd’hui prenables. Le net recul des championnats italiens et allemands depuis quelques saisons, les difficultés financières des anglais et les début moyens du Barça font qu’aujourd’hui, la hiérarchie est remise en question. Il n’est d’ailleurs plus rare de voir Manchester et Barcelone faire des faux pas, ce qui relevait du miracle l’année dernière encore.
C’est donc l’année ou jamais pour voir un club français aller loin, à moins qu’Arsenal ne mette tout le monde d’accord ?
Félix
*Au sujet de la victoire marseillaise à Anfield, Puel affirmait que : Personne ne s’y attendait. Liverpool n’était pas très concentré et le match retour a remis les choses en perspective. La plaisanterie était finie.“
Un collectif, ça n’a pas de prix

Il y a certaines choses qui ne s’achètent pas, pour le reste il y a Mastercard (Florentino Perez), mais ça fait pas du Real une équipe de foot.
Souvenez vous, Real-OM il y a un mois. La défaite chère payée 3-0 des olympiens ce soir là (et les médias criant à la crise comme on crit au loup) éclipsait une prestation plus que moyenne de madrilènes incapables de fournir du jeu à 11 contre 10, et menés aux points par les hommes de Deschamps pendant une heure.
MOI, parce que je vois tout avant tout le monde évidemment, je l’avais remarqué, aucun doute, le Barca pouvait déjà fêter son nouveau titre en Liga. Hier soir, en perdant face à Alcorcon, club de 3ème division, Madrid n’a fait que confirmer cet état de fait.
Et pourtant, ce n’est pas faute de nous l’avoir vendu ce Real. 94 millions par-ci, 75 par-là, des maillots vendus à la pelle, Cristiano Ronaldo qui se tape Hilton (Paris, pas Victorino), ce Real là allait tout gagner, et CR9 (désormais) devenir la plus grande star de la planète.
Si Ronaldo n’a pas mis longtemps à cartonner, avant d’être marabouté par Paris (Hilton, pas le PSG), Madrid lui, tarde à convaincre.
Passé la grande fête de la rentrée (vous savez, quand toutes les nouvelles recrues cartonnent pendant les premiers matchs), les carences défensives des meringues apparaissent au grand jour, dans la mesure ou l’attaque ne peut pas planter 4 buts par match (c’est humain), d’autant plus avec une telle misère collective.
Embouteillage dans l’axe, déséquilibre collectif, Raul qui freine l’intégration de Benzema, le coach Pellegrini, excellent à Villareal mais déjà sérieusement menacé, doit faire face au syndrome « Le plus grand Cabaret du Monde » dans son effectif, je m’explique.
Souvent, lorsqu’une équipe réalise un gros recrutement, l’égo de certains, l’envie de briller des autres, fait que sur le terrain chacun réalise son petit numéro de son côté, sans se soucier de l’équipe ou de son entraineur qui, à moins de s’appeler Patrick Sébastien, ne peut pas y faire grand chose (à moins d’avoir Shirley et Dino dans sans effectif !).
Bref, ce Real là a besoin de pas mal de chose pour se relever. D’abord de temps, car on ne créé pas un collectif du jour au lendemain (la première ère galactique n’intégrait qu’une star par an, pas 3 ou 4), mais aussi de la poigne d’un grand entraineur capable de rassembler un vestiaire qui se fout sur la gueule.
Pellegrini, tout excellent coach qu’il était à Villareal, ne semble pas capable de gérer des égos surdimensionnés, comme celui de Riquelme à l’époque, et aura beaucoup de difficultés à inverser la tendance. A Florentino de ressortir la Mastercard pour un Galactique du banc, reste à savoir qui saura gérer un tel effectif.
La surprise, c’est aussi VA !
Bon, pour un post de retour après longue absence, y avait plus sexy que Valenciennes, je vous l’accorde, mais en même temps, c’est mon blog, je fais ce que je veux !
La semaine dernière, j’étais à Nungesser pour suivre le match des rouges et blancs face à la plus que nullissime équipe de Grenoble. Ma frite-fricadelle dans la main gauche (de la très mauvaise « Friterie Sensas’ », si vous faîtes un tour à Valenciennes, optez plutôt pour l’excellente « frite d’or », plus loin il est vrai), sauce « extra américaine » dans la droite (le goût ? « une sauce américaine » disait la vendeuse), mais surtout les yeux rivés sur cette très sympathique équipe de VA.
Je vais pas vous mentir, Valenciennes n’a pas le niveau du Barça, le stade Nungesser commence à être bien rouillé, dans tous les sens du terme, le budget du club est actuellement englouti dans la construction d’un stade qui devrait durer (fuckin’ riverains !) et la ville de Valenciennes, pourtant mignonne, n’attirera jamais de grands noms du football.
A 2-0 pépère en première mi-temps (contre Grenoble, oui je sais), j’ai commencé à me rendre compte de l’excellente gestion de ce club. Avec 30 millions de budget, le même que Grenoble, VA s’en tire plutôt bien depuis plusieurs saison notamment en terme de recrutement.
C’est simple, les recruteurs de VA se trompent rarement avec peu d’argent. Plus que le talent, c’est l’état d’esprit du groupe qui est à saluer depuis 4 ans, un groupe qui joue toujours le jeu et ne lâche jamais rien.
Mais cette saison, on voit le club nordiste jouer de mieux en mieux. Déjà face à Grenoble, les enchaînement de l’élégant Pujol, la belle pate gauche Danic ou encore l’improbable Samassa furent de toute beauté, et VA aurait pu planter 4-5 buts, easy.
Ce soir, les valenciennois ont montré une belle maturité face à Sainté. Longtemps, cette équipe avait tendance à ne pas savoir passer le cap de la dixième place, la faute à un parcours à l’extérieur catastrophique sous Kombouaré.
Cette victoire dans le Chaudron, Valenciennes l’a obtenue avec courage, car Bergessio et Gelson auraient pu, dû égalisé, mais ont butté sur Ndy Assembe, capable du pire comme du meilleur.
Mais les stéphanois ont surtout craqué face à la qualité de l’attaque Valenciennoise. Audel, de retour et buteur ce soir, a fait beaucoup de mal par sa vitesse, sa qualité technique (il pourrait d’ailleurs prétendre à une place dans un plus grand club) et son entente avec un joueur qui m’a toujours bien plus, l’ancien nantais Pujol. Enfin, sur un contrôle orienté grand pont digne de Messi, Ducourtioux, absolument au dessus de son niveau de défenseur de formation, scellera le score en fin de match.
Ce soir, VA est huitième de ligue 1 et meilleur attaque à égalité avec Bordeaux, le tout en pratiquant un jeu agréable et collectivement plaisant. Comme quoi, on peut quand même faire de belle chose avec peu d’argent, peut-être en recrutant plus intelligemment?
On écarte, on centre bien, on dévie joliement et on conclue du gauche. Sinon, on peut toujours mettre des pralines de 30 mètres, ça fait toujours plaisir !
RLDCD
Ça devient connu, il ne fait pas bon être attaqué par mon terrible blog. Après Gilardi l’an dernier, c’est donc Dreyfus qui a fait les frais de la malédiction tfoot, et mine de rien, on se sent toujours con dans ces moments-là, à tort ?
Vous le savez, je n’étais pas un inconditionnel de Dreyfus. Ses mauvais choix systématiques, sa mauvaise gestion du club et surtout, sa posture de martyr ayant dépensé toute sa fortune dans son club (sans compter les retours sur investissement) auront agacé bon nombre de supporters marseillais pendant 13 ans.
Ingratitude diront certains qui n’ont pas tort sur toute la ligne. Même si Dreyfus s’est allègrement fait du blé sur le dos de l’OM, il n’en reste pas moins un fan de foot comme un autre et aura eu le courage de reprendre un club alors à l’agonie, et proche du dépôt de bilan.
Et c’est probablement ce qu’il faut retenir dans ces moments. Si l’homme n’était pas parfait et pouvait être critiqué pour bien des raisons, il n’en reste pas moins un passionné de foot comme nous tous, et laissera en guise d’adieu, un dernier cadeau à son club, Lucho Gonzales, qui on l’espère pour sa mémoire, offrira le titre tant convoité à son défunt président.
Ciao RLD
Ça s’active !
Comme à chaque mercato, les hostilités tardent à se lancer…et comme à chaque mercato, les choses commencent à bouger à la reprise de l’entrainement.
Les nombreux changements d’entraineurs expliquent en partie ce phénomène, le temps de s’installer, cibler les manques de son équipe. D’autre part, comme souvent dans le foot moderne, la communication est passée par là. Probablement acquise depuis deux voire trois semaines, l’arrivée d’Edouard Cissé s’officialise une fois la confirmation du transfert de Lucho, histoire que la première recrue de l’équipe Dassier ne soit pas un ancien parisien peu apprécié.
De Lucho, parlons-en un peu. De toute évidence, RLD a sorti le chéquier pour offrir à son club, ainsi qu’à notre championnat un joueur de niveau international. Capitaine indispensable de l’équipe de Porto, titulaire en équipe d’Argentine, on ne mesure pas –encore- la portée d’une telle arrivée dans notre parfois si pauvre Ligue 1.
A Paris, budget oblige, cela brille évidemment moins. Outre l’arrivée aussi prévisible que people de Greg Coupet (l’homme aux 6 matchs la saison dernière), celle de l’ami Mevlut Erding rassure un peu plus, pour un duo avec Hoarau qu’on attend avec impatience. Reste avoir si les 10 millions déboursés ne seront pas excessifs, surtout quand on connaît la malédiction des transfuges sochaliens : Pedretti, Frau ou encore Ziani, tous achetés cher pour un rendement bien faible.
Du côté du champion en titre bordelais (ça fait bizarre de pu dire Lyon hein ?), il y a du boulot. Si le cas Diarra semble enfin être réglé, celui de Diawara est au point mort, et un transfert vers le rival marseillais semble inéluctable. Rami et Zubar ( !!!) pressentis pour le remplacer, auront en tout cas fort à faire. Concernant le gardien, l’arrivée de Carasso est en revanche une très bonne chose pour les girondins. Excellent à Toulouse, l’ancien marseillais tentera de passer un cap en marine et blanc.
Et Aulas dans tout ça ? Bah ça va pas très fort. Benzema n’a jamais été aussi proche d’un départ, alors que la piste Lisandro a du plomb dans l’aile suite à l’arrivée de Lucho sur la Cannebière. En ajoutant à cela de nombreux dossiers jamais concrétisées et une équipe aux nombreux manques (ailiers, latéral, attaquants), il y a vraiment de quoi s’inquiéter concernant l’OL, en attendant que Jean-Michel nous rassure ?